Marylène Coulombe a toujours été un peu différente. Dès son plus jeune âge, elle est sensible aux phénomènes insolites. Prémonitions, clairvoyance, la vie lui réserve peu de surprises! « J’ai toujours été comme ça. Ma mère me raconte encore des histoires qui se sont produites quand j’étais petite. Je me suis rendue compte que j’avais un don à l’adolescence », raconte celle qui a grandit dans les quartiers Centre-Sud et Hochelaga-Maisonneuve. Ce don, elle a mis plusieurs années avant de le comprendre. « On ne sait pas pourquoi nous on est comme ça. On hésite à en parler car on a peur de se faire traiter de folle ou d’être amenée en psychiatrie! », se remémore la conférencière.
« On ne joue pas aux devinettes! »
Pour saisir les messages de l’au-delà, Marylène Coulombe, qui est médium et clairvoyante, utilise différentes approches, notamment la cartomancie, la numérologie et l’hypnothérapie. «En clairvoyance, on utilise un outil, un support pour donner une probabilité de ce qui va arriver. Ce n’est pas une prédiction. Lorsqu’on parle d’une prédiction, on dit que c’est sûr que ça va arriver, sans laisser de liberté à la personne tandis qu’avec une probabilité, on peut prendre des détours même si la fin est là en soi », explique celle qui publiera son cinquième livre d’ici Noël.
Selon elle, une médium ne peut pas deviner les réponses aux questions des gens. Il faut donc que la personne qui consulte soit encline à lui fournir des informations. Pour cette raison, elle suggère aux sceptiques et à ceux qui veulent « la tester » de ne pas la contacter. « On ne joue pas aux devinettes! La personne que je rencontre doit m’orienter. Pour m’aider, je lui demande d’apporter un objet ou une photo ayant appartenu à l’être qu’elle désire contacter. Ce sont des outils essentiels puisqu’ils conservent une partie de l’énergie et ramène l’esprit dans le plan terrestre », explique Marylène Coulombe.
Besoin spirituel
Marylène Coulombe est très en demande. Ses conférences se donnent à guichets fermés, impossible d’avoir une consultation privée avec la médium avant trois ans et les lecteurs s’arrachent ses livres. Selon elle, cet engouement s’explique par un besoin de spiritualité. « La religion prend de moins en moins de place dans nos vies. On a un besoin de croire en quelque chose. Avant, les gens parlaient à Dieu. Maintenant, ils s’adressent à quelqu’un qu’ils ont connu », estime-t-elle.
En consultant une médium, les gens désirent prendre des nouvelles des êtres qu’ils ont aimés. « Ce n’est pas magique. Abracadabra! C’est concret. C’est satisfaisant. Les esprits veulent rassurer les vivants ou régler un problème. Des fois, ils veulent juste dire "Coucou, allô, je vais bien! " », affirme celle qui cumule près de 15 ans d’expérience.
Démystifier les signes
Lors de la conférence, Marylène Coulombe promet de démystifier le processus de communication entre les esprits et les vivants. Pour ce faire, la première partie de la rencontre est consacrée à « l’interprétation des signes ». Elle explique comment « porter attention aux choses qui peuvent être différentes », comme une porte qui claque sans raison apparente ou le volume de la télé qui fluctue par lui-même. Pendant la deuxième partie, elle se fait la messagère des esprits en livrant, à certaines personnes choisies au hasard, un message qui leur est destiné.
Conférence «Comprendre les messages de l’au-delà»
Lieu: Maison de la Culture Mercier (8105, rue Hochelaga)
Date: 6 octobre
Heure: 19 h 30
Pour réservation: 514 257-8875
Pour en savoir plus, consultez le site Internet de Marylène Coulombe.
