Site Contrecoeur : l'opposition s'organise
Les opposants au projet de développement du site Contrecoeur n'ont pas l'intention d'attendre les recommandations des commissaires de l'Office de consultation publique de Montréal pour se faire entendre. Actuellement, une pétition circule pour rallier le plus de gens possible à leur cause.
Ce que les opposants demandent, c'est un moratoire jusqu'à l'automne prochain concernant les travaux en cours et à venir relatifs au site Contrecoeur. De poursuivre la consultation publique à l'automne 2007, pour donner un délai raisonnable de consultation et d'information aux citoyens afin d'éviter que ceux-ci se retrouvent devant un fait accompli. De reboiser le site pour le meilleur intérêt des citoyens, de la faune et de la flore. D'interdire toutes les nouvelles constructions étant donné les dommages causés par les explosions de la Carrière Lafarge aux fondations, planchers et murs des résidences déjà existantes. En une seule journée, les instigateurs de la pétition ont recueilli plus de 60 noms.
« Nous avons distribué environ 200 pétitions dans les résidences du quartier. Les citoyens apposent leur signature et doivent ensuite la déposer à une adresse déterminée sur le formulaire. La réponse est positive », explique l'une des instigatrices de cette initiative, Danielle Lapointe.
Les opposants au projet n'ont toujours pas digéré la coupe sauvage de nombreux arbres matures durant les travaux de décontamination. Malgré les explications du promoteur, les citoyens ne sont pas rassurés et ne lui font pas confiance. Durant les consultations publiques, le promoteur a d'ailleurs avoué avoir reçu un avis d'infraction du ministère de l'Environnement pour ce geste. Certains arbres auraient été abattus alors qu'ils se trouvaient dans un milieu humide, ce qui est interdit. Les travaux auraient même été arrêtés depuis, puisque le promoteur ne dispose pas d'un certificat d'autorisation pour lui permettre de faire ses travaux.
Mme Lapointe et ses supporteurs n'entendent pas lâcher le morceau. Ils veulent beaucoup plus de réponses que ce qu'ils ont obtenu jusqu'à maintenant. Au moment de mettre sous presse, ils auraient réussi à faire repousser le début des auditions des mémoires.