La patrouille verte près de chez vous
Durant la période estivale, cinq patrouilleurs parcourront l'arrondissement, pour une troisième année consécutive, afin de sensibiliser les citoyens aux enjeux de l'environnement.
La conscience écologique prenant de plus en plus d'importance dans la vie des Montréalais, les patrouilleurs se proposent de leur donner les outils nécessaires afin de transposer leurs bonnes intentions en gestes concrets.
« Les séances d'information écologiques sont souvent très théoriques, soutient Jean-Michel Théroux, partouilleur à Anjou. Les gens sortent de là en ayant l'impression d'avoir le poids du monde sur leurs épaules sans savoir quoi faire pratiquement. Nous avons axé nos interventions sur le côté pratico-pratique. »
Les citoyens auront droit, entre autres, à une éducation à une consommation responsable, à des conseils pour amorcer un compostage maison, ainsi qu'à des trucs pour se débarrasser des résidus résidentiels dangereux (RDD).
En plus de se concentrer sur la gestion des matières résiduelles, le mandat donné par le Conseil régional de l'environnement de Montréal (CRE) mise sur le jardinage écologique et sur la diminution du ralenti inutile des moteurs des automobilistes.
Si vous êtes garés et que votre moteur n'est pas éteint, ne soyez pas étonnés de vous faire remettre un billet de courtoisie vous expliquant les conséquences environnementales de ce geste et vous avisant que vous êtes passible d'une amende si la police vous interpelle.
L'objectif est d'inculquer l'éco-civisme aux personnes abordées. « Nous informons les gens autant que nous les sensibilisons, poursuit M. Théroux. À long terme, c'est bénéfique, puisqu'ils sont ouverts aux solutions et, lorsqu'ils voient des problèmes, ils développent le réflexe d'aller chercher eux-mêmes les façons de les résoudre. »
Quatre éco-quartiers, cinq patrouilleurs
Originalement, chaque patrouilleur était associé à un éco-quartier. Malgré la fusion des éco-quartiers Maisonneuve et Longue-Pointe, le nombre de patrouilleurs reste à cinq pour l'été 2007. C'est l'organisme environnemental de Louis-Riel qui a le privilège de superviser un duo de jeunes promoteurs verts.
Richard Sylvain, coordonateur de l'éco-quartier en question, assure que c'est un concours de circonstances qui a fait que le cinquième patrouilleur ait rejoint son organisme.
« On est très choyés de pouvoir bénéficier de cet avantage, se réjouit-il. Sur le terrain, ça paraît. Nous sommes en avance sur notre calendrier. »
L'été est la saison prisée par les éco-quartiers pour rejoindre les citoyens. Plus d'activités sont susceptibles d'intégrer des mesures écologiques et le contact avec les gens est plus facile. Bien que la situation de son éco-quartier soit exceptionnelle, M. Sylvain croit qu'elle devrait être la norme. « Deux patrouilleurs, ce n'est pas de trop, plaide-t-il. Les éco-quartiers ont peu de ressources et quand on peut avoir de l'aide, ça fait une différence. »