La députée de Bourget quittera ses fonctions à la rentrée parlementaire, le 16 octobre prochain. (Photo : Daniel Marchand)
Diane Lemieux démissionne
La députée péquiste de Bourget, Diane Lemieux, quittera ses fonctions à la reprise des travaux parlementaires à l’Assemblée nationale, le 16 octobre prochain.
Lors d’une entrevue accordée au journal le Flambeau plus tôt cette semaine, Diane Lemieux a confirmé son intention de démissionner de son poste lors de la rentrée parlementaire. Cette décision survient quelques jours après avoir appris que la nouvelle chef du Parti québécois, Pauline Marois, allait lui retirer le poste de leader parlementaire au profit du député François Gendron.
La députée de Bourget n’a pas caché que la décision de Pauline Marois a constitué un des facteurs qui a contribué à son départ. « C’est un travail que j’adorais. Par contre, je ne pars pas fâchée », soutient-elle.
Se disant fière d’avoir pu faire ce travail et d’avoir représenté les gens de Bourget, Diane Lemieux a ajouté que les raisons de son départ sont à la fois simples et complexes : « Entrer ou quitter la politique, c’est un peu comme avoir des enfants : on ne peut pas toujours tout expliquer. Il est certain que je ne me sentais plus la motivation de continuer. Je ne croyais plus que j’occupais la meilleure place pour être utile. »
Élue pour la première fois le 30 novembre 1998, Diane Lemieux a été nommée ministre du Travail par le premier ministre de l’époque, Lucien Bouchard, dès son arrivée à l’Assemblée nationale. De 2001 à 2003, elle a occupé le poste de ministre de la Culture et des Communications. Réélue à deux reprises, en 2003 et en 2007, la députée de Bourget a rempli le rôle de leader parlementaire du Parti québécois d’août 2004 jusqu’à la fin de la dernière session parlementaire, en juin dernier.
Les événements se bousculent
L’annonce de la démission de Diane Lemieux en tant que députée de Bourget a créé une certaine confusion en tout début de semaine.
Tout a commencé lundi matin lorsque le journal La Presse a annoncé le départ présumé de Diane Lemieux. Or, dans les heures qui ont suivi, plusieurs médias ont enquêté sur la nouvelle afin d’obtenir la confirmation de la démission de la députée de Bourget.
En après-midi, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a émis un communiqué dans lequel elle disait accueillir « avec déception » la démission de la députée de Bourget. Or, fait plutôt inusité, le communiqué a été émis avant même que Diane Lemieux ait organisé une conférence de presse ou émis un communiqué confirmant la nouvelle.
La principale intéressée affirme avoir été consultée avant que le communiqué soit émis par la direction du Parti québécois. « Pauline Marois et moi nous sommes parlées à plusieurs reprises au cours de la journée de lundi. Je tenais à faire les choses correctement, mais rien ne s’est passé de manière orthodoxe », a souligné Diane Lemieux, précisant qu’elle n’avait jamais parlé au journaliste Denis Lessard, l’auteur de l’article paru lundi matin dans La Presse.