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Les députés demandent à Diane Lemieux de revoir sa décision

par Anne-Marie Tremblay
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Article mis en ligne le 31 août 2007 à 16:06
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Les députés demandent à Diane Lemieux de revoir sa décision
Les députés montréalais du Parti québécois demandent à Diane Lemieux de revoir sa décision de quitter son siège à l’Assemblée nationale dès le début de la session parlementaire. Réunis le 27 août dernier, ils sont voté une résolution enjoignant la députée de Bourget de ne pas quitter la formation politique.
C’est la députée péquiste de Hochelaga-Maisonneuve, Louise Harel, qui a présenté cette proposition au caucus montréalais. Selon elle, l’accueil a été unanime devant cette proposition. « Nous lui demandons de reconsidérer sa décision. Cette résolution sera également soumise au caucus national, qui se déroule cette semaine. »

Rappelons que Diane Lemieux a confirmé au Flambeau qu’elle démissionnerait, laissant vacant son siège à l’Assemblée nationale, dès la rentrée parlementaire. S’étant vu retirer les fonctions de leader parlementaire au profit du député d’Abitibi-Ouest, François Gendron, Diane Lemieux préférait tirer sa révérence.

« C’est une femme combative, d’une grande intelligence qui est capable de surmonter les situations difficiles. Je suis convaincue qu’en revenant sur sa décision, elle grandirait aux yeux de la population », fait valoir Louise Harel, à l’instar de la chef du PQ, Pauline Marois, qui a également invité Diane Lemieux à revoir sa décision.

Depuis que son choix a été rendu public, plusieurs politiciens ont tenu à souligner le travail que Diane Lemieux a accompli au parlement québécois. L’ancien chef du Parti québécois, André Boisclair, ne tarit pas d’éloges à l’égard de la députée de Bourget qui se trouvait dans sa garde rapprochée. « Elle a eu une brillante carrière politique et a joué un rôle très actif. Lorsqu’elle parlait, elle était toujours pertinente et elle avait le souci des gens. » Élue pour la première fois sous la bannière du PQ en 1998, l’avocate de formation a occupé tour à tour le ministère du Travail et de l’Emploi ainsi que celui de la Culture et des Communications.

La députée du Bloc québécois de La Pointe-de-l’Île, Francine Lalonde, se désole elle aussi du départ précipité de la députée provinciale. « Diane Lemieux est une femme de grand talent et une députée d’expérience et forte. Je regrette sa décision de quitter l’Assemblée nationale où elle a fait sa marque et a été utile à son parti et au Québec », a-t-elle affirmé, par voie de communiqué.

Plusieurs pointent du doigt l’ego dans l’origine de ce désaccord. Chef du Parti vert et candidat en lice dans Bourget lors du dernier scrutin provincial, Scott McKay est de ceux-là. Il se dit extrêmement déçu de l’attitude de Diane Lemieux. Demeurant lui-même dans la circonscription, le candidat vert considère qu’« elle abandonne les citoyens qui lui ont fait confiance. »

Une élection partielle serait-elle une opportunité pour le Parti vert? « Comme Bourget est un château fort péquiste, il risque d’y avoir un candidat-vedette du PQ, analyse-t-il. Les électeurs devront donc se questionner sur ce qu’ils veulent : un candidat qui sera le porte-parole du PQ dans Bourget ou un candidat qui représentera Bourget à l’Assemblée nationale. »

Diane Lemieux dispose encore de quelques semaines pour revoir sa décision. Si elle ne change pas d’idée, elle démissionnera donc dès la rentrée parlementaire, qui aura lieu le 16 octobre prochain. Les électeurs de Bourget pourraient donc se retrouver dans l’isoloir au cours des prochains mois.

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