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La seconde chance d'Adonis Stevenson

Il tente d'oublier son passé

Mathieu Boulay par Mathieu Boulay
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Article mis en ligne le 10 septembre 2007 à 16:55
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La seconde chance d'Adonis Stevenson
Adonis Stevenson voit l'avenir d'un œil positif après avoir connu des ennuis avec la justice.(Photo: Patrick Deschamps)
La seconde chance d'Adonis Stevenson
Il tente d'oublier son passé
Le résident d'Hochelaga-Maisonneuve, Adonis Stevenson fait sa marque dans le monde de la boxe professionnelle. Avec sept knock-out à ses neuf premiers combats, sa force de frappe est puissante et intimidante.
Cependant, le boxeur du Groupe Yvon Michel tente d’oublier le passé qui lui a valu quelques mois derrière les barreaux alors qu’il était âgé de 19 ans. Lors de cette période, il a commis des gestes qu’il regrette amèrement aujourd’hui.

Celui qu’on surnomme Superman baisse les yeux lorsqu’on lui rappelle ses erreurs du passé. Il n’est pas fier des gestes qu’il a commis et il aimerait bien effacer ses erreurs de jeunesse. « Lorsque j’étais jeune, les autres m’influençaient beaucoup et cela m’a causé des gros ennuis », a déclaré Adonis Stevenson.

Lors d’un procès, un juge l’a déclaré coupable et Superman ne volait pas haut. Le verdict est brutal pour Adonis : deux ans derrière les barreaux. Le temps passé dans une cellule permet à plusieurs personnes de faire une prise de conscience sur leurs gestes passés.

« Je n’ai jamais bu ou pris de la drogue dans les partys avec mes amis, alors je me devais de faire une sérieuse auto-évaluation de ma situation afin de ne plus commettre les mêmes erreurs. J’ai compris que si j’ai un objectif en tête et que je travaille pour l’obtenir, rien ne pourra m’arrêter. »

Au cours de cette période sombre, il a toujours eu l’appui de sa mère qui espérait que son fils retrouve le droit chemin. « Elle n’a jamais cessé de me soutenir et elle m’a transmis le respect des autres. Elle m’a toujours dit de ne pas lâcher mes objectifs des yeux », a-t-il indiqué.

À sa sortie de prison, Adonis Stevenson a appliqué cette philosophie à tous les aspects de sa vie incluant la boxe. À l'intérieur des murs, le pugiliste avait tenté de garder la forme en faisant de la course à pied à tous les jours. Toutefois, il devait réapprendre les techniques du noble art afin de démarrer sa carrière de boxe olympique.

Quelques semaines plus tard, il a revu ses amis de son époque tumultueuse, mais il a décidé de s’en éloigner pour son bien et celui de sa carrière. « Je les salue, mais sans plus », a-t-il confirmé.
Redonner à la communauté
Aujourd’hui, quelques années plus tard, le boxeur tente de se racheter envers la communauté de l’est de Montréal. Avec son gérant Douggy Berneche, une autre personne qui a goûté à la rue, Adonis aimerait bien fonder un organisme communautaire afin d’aider les jeunes à se sortir des gangs de rue. Pour le moment, Douggy fait la plupart des démarches, car Adonis se concentre sur ce qu’il fait de mieux : boxer.
« Si je peux les intéresser avec la boxe, c’est tant mieux. Je veux les garder actifs et les empêcher de commettre des gestes qu’ils regretteront plus tard. Je crois qu’il est important de s’en occuper, car ils représentent notre avenir », a précisé le gaucher qui a déjà travaillé dans une maison de jeunes à Montréal-Nord.

« J’avais adoré mon expérience et c’est pour cette raison que je veux recommencer à m’engager auprès des jeunes. Je les aidais à faire leurs devoirs et je faisais du sport avec eux. »

Lors de son dernier combat au stade Uniprix, Douggy Berneche a acheté pour plusieurs centaines de dollars de billets pour les redonner aux jeunes de l’est de Montréal. « Je croyais que c’était important de permettre à des jeunes d’assister à un gala de boxe, car souvent, ils n’en ont pas les moyens », a expliqué Adonis Stevenson.

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