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Le Flambeau
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Carey, Carey, Carey !

Mathieu Boulay par Mathieu Boulay
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Article mis en ligne le 17 octobre 2007 à 10:58
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Carey, Carey, Carey !
Dans le cadre d’une nouvelle chronique sportive, on m’a demandé de donner mon opinion sur le sport en général, que ce soit sur la scène locale ou provinciale. Au cours de la dernière semaine, la tornade Carey Price a déferlé sur le Québec.
Le lendemain, le nom du jeune prodige était sur toutes les lèvres. Dans les journaux, les émissions de lignes ouvertes et j’en passe, tout le monde voulait parler de Price, même le Canal Découverte !

J’ai eu l’occasion de voir le gardien recrue en action par le truchement du petit écran. Il a été solide devant les tirs des joueurs des Penguins. Pas de doute là-dessus, mes amis! Toutefois, je me range du côté des gens qui ont demandé aux partisans de garder leur calme à la suite de cette première victoire de Price devant le filet des Glorieux.

Certes, la performance du jeune de 20 ans est encourageante, mais il ne faut pas partir en peur. Les amateurs de hockey du Québec sont à la recherche d’une vedette et ils s’accrochent à tous les joueurs qui démontrent du potentiel.

La mémoire collective fait souvent défaut chez les amateurs de hockey de Montréal. Vous vous souvenez du premier match de Jaroslav Halak et de Yann Danis ? Le premier avait permis aux Canadiens de l’emporter par la peau des dents contre les Blue Jackets à Columbus. Il avait arrêté Rick Nash en échappée, qui n’est pas un pied de céleri. Pour sa part, Danis, lui, avait aussi gagné son premier match contre les Thrashers à Atlanta, avec un jeu blanc par-dessus le marché ! À la suite de ces deux matchs, les amateurs se frottaient les mains de satisfaction et se demandaient si nous avions une future étoile devant le filet. Où sont Halak et Danis maintenant ? Dans les ligues mineures. Pourtant, Halak n’a que 21 ans et ce qu’il a réalisé l’an dernier n’a pas compté lors de la décision finale. On t’aime mon Jaroslav que le monde disait !

La pression médiatique mise sur Bob Gainey l’a fait plier pour le garder à Montréal. Ça me rappelle un certain Guillaume Latendresse. Depuis le mois de mars, les animateurs de lignes ouvertes avec le poète Jean-Charles Lajoie en tête réclament Price à tout prix dans la contrée montréalaise. N’oubliez pas qu’on parle d’un gardien de 20 ans et qu’un joueur de cette position atteint son plein potentiel après quelques saisons dans la LNH.

Tout le monde compare le cheminement de Price à ceux de Patrick Roy et de Ken Dryden, deux des meilleurs gardiens à vie dans la LNH. Moi, il me fait penser à un petit gars de Saint-Léonard, Martin Brodeur. Ce dernier a gradué dans la LNH à 20 ans en jouant quatre matchs avec les Devils avant de prendre la direction de la Ligue américaine pour 32 matchs. Brodeur affichait le même calme à l’âge de Price devant les tirs adverses. À sa première saison complète dans la LNH, Brodeur avait réussi à récolter 27 victoires et le trophée Calder à sa première saison complète. Est-ce que Carey réussira le même tour de force ? Il est trop tôt pour le dire, mais j’ai hâte de le savoir.

Et si Price craquait sous la pression à sa deuxième saison ? Jocelyn Thibault avait percé la formation des Nordiques de Québec à 18 ans, mais il manquait de maturité physique et mentale. Il n’a jamais connu la carrière souhaité tellement les gens de Québec lui avaient mis de la pression sur les épaules. Cela pourrait très arrivé au beau Carey, mais attendons voir.

Je ne veux pas dire que Price est un futur Thibault, mais il y a des limites à renverser sa bière et ses croustilles après un arrêt sur un tir de Sidney Crosby. Vous pouvez gager que Sidney a déjà trouvé une façon de déjouer Price lors son prochain match contre lui.

En conclusion, tout le monde mise sur Carey Price pour assurer l’avenir du Canadien, mais il y a des limites à mettre toute la pression sur un gardien de 20 ans. Et n’oubliez pas qu’il n’y a qu’un seul Patrick Roy !

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