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Des réactions mitigées

Modernisation de la rue Notre-Dame

Steve Caron par Steve Caron
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Article mis en ligne le 21 novembre 2007 à 15:37
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Des réactions mitigées
Modernisation de la rue Notre-Dame
Outre les représentants du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal, plusieurs personnes assistaient à l'annonce de la modernisation de la rue Notre-Dame, témoignant ainsi de l'importance du projet.
Parmi elles, on retrouvait les cinq élus de l'arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve. Ceux-ci qui talonnent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, l'administration Tremblay étaient ravis de la tournure des événements.

Leur préoccupation majeure a toujours été d'impliquer les citoyens dans le processus. En ce sens, ils pourront se faire entendre dans les consultations publiques et déposer des mémoires pour bonifier le projet.

Louise Harel, députée de Hochelaga-Maisonneuve, était également sur place. Elle est satisfaite du projet présenté, affirmant que ce qui compte, c'est de pouvoir améliorer la qualité de vie de ses citoyens.

Daniel Marcoux, président de la Chambre de commerce et d'industrie de l'est de l'île de Montréal (CCIEÎM), était fort attentif au discours du maire Tremblay. Pour lui, l'annonce qui a été faite était comme de la musique à ses oreilles. Il ne voit que d'un bon œil la modernisation de la rue Notre-Dame.

Deux voix discordantes se sont toutefois manifestées : Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, et le Conseil régional de l'environnement (CRE) de Montréal.

La formation politique de M. Bergeron s'est prononcée à plus d'une reprise contre le projet. Durant la dernière campagne électorale, le dossier a même fait partie de ses enjeux électoraux.

Ce que propose plutôt M. Bergeron, c'est que la Ville développe un concept de boulevard urbain d'une capacité maximale de 50 000 véhicules par jour et intégrant en son centre un corridor pour un tramway reliant le centre-ville à la pointe est de l'île. Il veut que l'on mette à profit la démolition programmée de l'échangeur Turcot et de l'autoroute Bonaventure pour appliquer cette approche à l'ensemble du corridor autoroutier sud, entre l'autoroute Décarie, à l'ouest, et le pont tunnel Louis-H. Lafontaine à l'est.

Du côté du CRE-Montréal, la transformation de la rue Notre-Dame en autoroute à six voies entraînera une augmentation significative de la capacité routière.

« En lançant son plan de transport au printemps dernier, la Ville de Montréal annonçait un véritable virage vers le transport en commun et la réduction de la circulation routière à Montréal. Or, la Ville vient de manquer ce virage en se faisant le promoteur d'un projet d'autoroute qui ne fera qu'augmenter la circulation automobile à Montréal au détriment du transport en commun », de dire André Porlier, directeur général du CRE-Montréal.

Pour l'organisme et les groupes qui ont mené le combat contre le projet initial, il leur apparaît clair que le ministère des Transports du Québec n'a rien d'autre à offrir aux Montréalais que des approches traditionnelles et dépassées pour résoudre les problèmes de congestion routière.

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