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Le café LUBU cherche un nouveau proprio

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 29 janvier 2008 à 12:30
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Le café LUBU cherche un nouveau proprio
Noémie Forget attend la perle rare qui saura poursuivre son rêve et continuer à donner vie à LUBU. (Photo:Éric Carrière)
Le café LUBU cherche un nouveau proprio
Sympathique café-librairie situé dans un quartier en effervescence cherche entrepreneur dynamique pour reprendre le flambeau. Après cinq ans derrière le comptoir de LUBU, Noëmie Forget, la créatrice de ce bistrot unique en son genre, souhaite passer à autre chose.
Il y a cinq ans, Noëmie Forget réalisait son rêve : ouvrir un petit café où l'on pourrait aussi acheter des livres, le tout dans une ambiance sympa et conviviale. Elle aurait pu choisir le Plateau pour ouvrir son bistrot où boissons équitables, livres et activités artistiques sont au menu. Mais elle a plutôt élu domicile sur la rue Sainte-Catherine Est.

Le succès a dépassé ses espérances, puisque son estaminet a su conquérir les cœurs et susciter l'intérêt au-delà des limites du quartier. Couronné de nombreux prix, le petit café atypique est devenu un symbole démontrant que les projets novateurs ont aussi leur place dans Hochelaga-Maisonneuve.

Aujourd'hui, la jeune entrepreneure devenue mère de famille souhaite passer le flambeau. «Avec deux jeunes enfants, je ne peux plus m'impliquer autant. C'est décidé, si d'ici juin je ne trouve pas un repreneur, je mets la clé sous la porte.» Une décision prise sans regrets. «Cela a été une expérience unique. Je ne regrette rien, mais j'ai le goût de passer à autre chose», déclare Noémie Forget.

Le succès de LUBU doit beaucoup au caractère original du projet. Un troquet où des personnes sourdes servent le café et discutent avec le client en langage des signes, ce n'est déjà pas courant. Ajoutez à cela la localisation dans un secteur en émergence et corsez le tout avec de la littérature québécoise en guise d'accompagnement pour les sandwiches. Le pari n'était pas gagné d'avance.

« Au début, on voyait surtout des personnes qui restaient deux ou trois heures devant un café filtre. Puis la clientèle a commencé à changer. On a vu arriver des jeunes familles plus aisées qui ont acheté un duplex ou un triplex dans le quartier. On a installé un coin enfant et organisé des événements à caractère culturel. »

Les médias, séduits par l'originalité du concept, ont rapidement assuré une publicité gratuite fort bienvenue. Mais la clé du succès, selon la propriétaire, se trouve avant tout dans l'énergie insufflée dans le projet: «Tout est possible à condition de foncer. Il faut être imaginatif, amener du neuf sans cesse, se dépasser.»

Depuis qu'elle a annoncé son intention de se retirer, Noémie Forget a reçu de nombreuses manifestations d'intérêt, mais le candidat idéal n'a pas encore pointé le bout de son nez. Faire tourner une telle entreprise exige en effet une motivation à la hauteur du défi.

« Souvent, les gens ne voient que l'aspect convivial. Mais il y a beaucoup à faire, de la planification à la comptabilité en passant par la commande des livres et la fabrication des sandwiches.» En décembre, LUBU a d'ailleurs abandonné la vente de livres neufs et sa complexe gestion d'inventaire pour se tourner vers les livres usagés.

Derrière son comptoir, Noëmie Forget attend toujours le repreneur qui saura prendre soin de son bébé et lui donner un second souffle. « C'est un merveilleux défi à relever pour quelqu'un qui aime la culture et les arts. Le quartier est en plein changement, tout est à faire. »

Dans ses yeux, d'autres rêves brillent désormais. Ce sera d'abord un premier livre pour enfant, à publier en septembre prochain aux éditions Québec Amérique. Pour cette passionnée de littérature, la prochaine page à tourner n'est jamais très loin. « C'est sûr, on va continuer à s'impliquer dans le coin. On veut un quartier qui nous plaise, avec des commerces à notre goût », glisse-t-elle.
Pour s'informer, info@lubu.ca

(Photo:Éric Carrière)

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Carine NG

Commentaire mis en ligne le 15 août 2008
Je salue ces initiatives, que dis-je, je tire ma plus belle révérence à ces sieurs et dames doués d'imagination couplée de réalisation.

Ceci dit, faut-il s'inquiéter des résultats? Après la fermeture de Café Soleil, de Café Lubu... il ne nous reste que le Café Cajou!

J'espère que celui-ci, on va pouvoir le garder. Mesdames, Messieurs, allez-y faite un tour dans un des rares, très rares endroits magiques de Montréal.

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