L'église du Très-Saint-Nom-de Jésus est considérée historiquement comme la «cathédrale» de Maisonneuve.
(Photo:Régent Gosselin)
Mobilisation pour éviter la fermeture de l'église du Très-Saint-Nom-de-Jésus
Un comité composé de représentants de l'archevêché, de l'arrondissement, des élus locaux et de la communauté verra le jour à la fin du mois afin de trouver une solution pour l'avenir des églises du Très-Saint-Nom-de-Jésus et St-Clément, qui cumulent un déficit de plus d'un million de dollars.
« Nous sommes à attacher les dernières pièces. D'ici un mois au plus tard, nous devrions être en mesure d'annoncer la formation de ce comité », de déclarer Pierre Côté, vicaire épiscopal des régions Sud et Ouest de Montréal.
Le rôle de ce groupe de travail consistera à imaginer une solution viable et concertée pour sauver un des monuments emblématiques du quartier Hochelaga-Maisonneuve, l'église du Très-Saint-Nom-de-Jésus, construite au début du siècle et menacée de fermeture en raison d'un déficit récurrent. L'édifice, situé à l'angle des rues Desjardins et Adam, abrite un des plus beaux orgues Casavant en Amérique du Nord et constitue un des joyaux du patrimoine montréalais.
Au printemps dernier, les paroissiens s'étaient opposés vivement à la fermeture de la fabrique, préconisée par l'archevêché. Ce dernier souhaite en effet la fusion avec l'église St-Clément, située à l’intersection des rues Adam et Viau, afin de mettre un frein aux pertes qui totalisent à ce jour plus de 1,5 M$ pour les deux édifices.
Trouver une nouvelle vocation à ces monuments, dont le déficit s'alourdit chaque année d'une centaine de milliers de dollars, ne sera pas une mince affaire. Une étude commandée par l'archevêché recommande de louer les sous-sols des deux églises afin de dégager des fonds. Une autre solution, soutenue par l'arrondissement et plusieurs organismes du quartier, consisterait à confirmer la vocation culturelle de TSNJ, initiée par le festival Orgue et couleurs.
(Photo:Régent Gosselin)