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Le Flambeau
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Une crampe au cerveau

Mathieu Boulay par Mathieu Boulay
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Article mis en ligne le 23 février 2008 à 19:30
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Une crampe au cerveau
La semaine dernière, j'étais présent au Centre Bell, pour assister aux cinq minutes de gloire des Rockets de Montréal-Nord de la catégorie novice A qui font partie du programme Timbits. Lors du premier entracte de la partie entre les Canadiens de Montréal et les Rangers de New York, les jeunes Nord-Montréalais ont sauté sur la patinoire pour jouer devant plusieurs milliers de spectateurs.
Un beau moment qui s'est passé trop vite pour eux. Après avoir complété mes entrevues avec les entraîneurs et joueurs, j'ai décidé d'assister à la deuxième période du match des Canadiens, question de profiter au maximum de ma présence au temple du téléphone.

Je venais à peine de m'asseoir sur la galerie de presse que Brendan Shanahan portait la marque à 5-0 en faveur des Rangers. Michael Ryder a sorti de sa torpeur avec deux buts rapides pour réduire le pointage à 5-2. À la fin de la deuxième période, mon cerveau s'est transformé en trou de beigne et j'ai décidé de quitter le Centre Bell. Sans savoir que j'allais manquer une page d'histoire.

Sur le chemin du retour, je décide d'écouter la fin de la partie à la radio. Je suis au téléphone avec ma blonde et elle me crie dans les oreilles: 5-3 !!! Mes oreilles se sont à peine remises du cri strident de ma douce, qu'elle crie: « Math, 5-4, c'est malade ! ». Je commence à me dire que j'ai commis une erreur en quittant le Centre Bell.

Je continuais de rouler à vive allure (pas trop vite quand même !) pour ne pas manquer le but égalisateur, car je savais bien que les Canadiens me feraient le coup. Trop tard ! Kovalev tire un boulet de canon que le gardien des Rangers qu'il n'a pu bloqué. L'animateur de radio a presque perdu sa voix tellement il a crié dans son micro !

Par la suite, j'ai poursuivi ma route à vive allure pour ne pas rater la prolongation et la fusillade. Heureusement, Saku Koivu m'a attendu pour donner la victoire aux Canadiens. Merci capitaine !

Quelle est la morale de cette histoire ? Ne jamais quitter l'aréna avant que le cadran sonne la fin de la partie ! Je vous jure que j'ai bien appris la leçon lors de cette soirée !

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