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Un incinérateur dans l'est de Montréal ?

Steve Caron par Steve Caron
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Article mis en ligne le 18 mars 2008 à 10:28
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Un incinérateur dans l'est de Montréal ?
« Après le recyclage, le défi que nous nous donnons pour les prochaines années est de trouver des alternatives à l'enfouissement. Chaque secteur devrait pouvoir gérer ses propres matières résiduelles sur son territoire », a noté Gérald Tremblay, maire de Montréal et président de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), devant les membres de la Commission des transports et de l'environnement de l'Assemblée nationale en février dernier.
Pour atteindre cet objectif, plusieurs scénarios sont sur la table, dont celui d'incinérer les déchets. Le traitement thermique des résidus ultimes, par incinération ou gazéification, permettrait de réduire, sinon d'éliminer, les résidus à enfouir.

Quand vient le temps de loger une telle installation, l'un des premiers endroits à venir en tête est le secteur de l'est de Montréal. Des terrains sont disponibles et l'activité industrielle lourde y est déjà présente. Il serait donc plus facile d'y implanter une telle infrastructure.

D'ailleurs, vers la fin des années 1990, un projet privé en ce sens avait été mis sur la table. Celui-ci avait échoué car il avait alors été impossible de rentabiliser l'initiative. De plus, les résidents de l'Est avaient manifesté leur désapprobation et organisé un mouvement de protestation.

Depuis, la technologie entourant l'incinération a évolué. Les émissions atmosphériques respecteraient maintenant les normes environnementales. Malgré tout, des centaines d'associations dans le monde s'opposent à l'incinération. Elles dénoncent les risques encourus par les populations habitant à proximité des incinérateurs, notamment les menaces de cancer.

Selon elles, il existe des alternatives pour tout ou partie de rebus comme la réduction des déchets à la source, la méthanisation des déchets organiques, le recyclage et le compostage.

À la Ville de Montréal, on confirme que plusieurs scénarios sont étudiés, mais qu'il est encore trop tôt pour favoriser une option plus qu'une autre.

Des gestes concrets devront inévitablement être posés. Il y a à peine 30 ans, on enfouissait pratiquement sans aucune norme dans des lieux qu'on appelait des dépotoirs. Cette époque sera définitivement révolue l'an prochain, alors que le Règlement sur l'enfouissement et l'incinération des matières résiduelles obligera les sites qui ne répondent pas aux normes du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs à cesser leurs opérations. Seuls les lieux d'enfouissement techniques (LET) pourront continuer à enfouir des matières résiduelles.

L'agglomération de Montréal va bientôt cesser d'enfouir des résidus ultimes au Complexe environnemental Saint-Michel (CESM) et n'aura plus de LET sur son territoire, si ce n'est la carrière DEMIX, où elle enfouit les cendres provenant de l'incinération de ses boues usées. C'est donc dire que l'ensemble des résidus ultimes collectés sur son territoire vont être éliminés à l'extérieur de son territoire.

Compte tenu du principe d'autonomie régionale prévu au Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles, l'agglomération de Montréal entend s'engager dans des voies qui permettront de réduire au maximum l'exportation de ses matières résiduelles et l'enfouissement de celles-ci.

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