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Vivre à côté d'une plantation de marijuana

Un cauchemar pour les voisins

Marie-Josée Chouinard par Marie-Josée Chouinard
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Article mis en ligne le 17 avril 2008 à 10:08
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Vivre à côté d'une plantation de marijuana
Un cauchemar pour les voisins
Une résidente de Mercier part en croisade après avoir découvert que la maison voisine à la sienne avait servi pour la culture de la marijuana. Elle veut que la population se lève pour dénoncer ce type d'activité. Elle souhaite surtout qu'un registre soit créé pour recenser les domiciles où des perquisitions ont été menées et informer des acheteurs potentiels. Son objectif est de faire la vie dure aux trafiquants.
Pour préserver son anonymat, nous l'appellerons « Mariève ». Celle-ci demeure dans le quartier depuis sa naissance et habite toujours la rue qui l'a vue grandir. La plupart des résidents de son secteur y sont depuis des années. Sauf son voisin immédiat. Après le décès de son voisin, l'année dernière, la maison a été vendue à un couple âgé d'une trentaine d'années. C'est là que la vie paisible de Mariève a été chamboulée.

Après un moment à côtoyer ses nouveaux voisins, Mariève a commencé à développer des soupçons. Elle trouvait la situation louche. À la blague, elle disait à son mari que leurs nouveaux voisins cultivaient du cannabis. Avec les semaines, un inconfort s'est toutefois véritablement installé. Mariève redoutait vraiment que sa blague ne soit fondée.

« Quand ils ont acheté le duplex, ils ont pris possession de tout l'immeuble en évinçant la locataire du haut. L'homme me disait qu'ils attendaient de la famille qui devait venir vivre avec eux », explique la dame qui commençait à s'inquiéter. Elle ne se sentait pas du tout rassurée à l'idée que des activités illicites pouvaient se dérouler à côté de chez elle. Comme les deux immeubles sont jumelés, elle appréhendait aussi les risques d'incendie liés au réseau électrique nécessaire pour alimenter une serre hydroponique.

« Ça devient une préoccupation constante », soutient-elle. Mariève tentait tout de même, tant bien que mal, de se convaincre que tout cela n'était que le fruit de son imagination. Pourtant, tout indiquait le contraire. « Ils n'étaient presque jamais là. Il n'y a même jamais eu de camion de déménagement. Ils ont installé des toiles qui étaient toujours fermées. En plus, on voyait bien que ce n'était que pour cacher le fait qu'ils n'avaient pas pris la peine d'enlever les étiquettes. Dehors, ils avaient mis des pots de fleurs et n'avaient même pas enlevé les prix. On voyait que c'était juste pour donner l'illusion qu'ils étaient là », raconte la dame.

Malgré ces indices, Mariève n'a pas osé contacter les policiers. Elle croyait que les policiers ne la prendraient pas au sérieux. Pourtant, nous avons soumis ces indices à différents agents, tous ont répondu qu'une enquête aurait été déclenchée sur la base de ces informations.

D'ailleurs, en novembre dernier, Mariève a eu la surprise de voir une équipe de policiers débarquer chez ses voisins. Une perquisition y a été effectuée. Tous ses soupçons se sont concrétisés. Les volets n'étaient pas tirés pour rien. Ses voisins avaient même pris la peine de dresser des panneaux pour s'assurer qu'on ne voit pas l'intérieur de la maison. Un imposant éclairage aux néons assurait de la lumière sur les trois étages qui servaient de serre.

Malgré tout, Mariève ne dort toujours pas tranquille. La maison voisine est maintenant en vente, mais est dans les mains du même agent immobilier qui a conclu la vente précédente. Elle ne veut pas revivre la même situation.

Pour éviter que d'autres personnes n'aient à vivre avec une telle inquiétude, elle lance un appel à la population. « C'est un fléau et les gens doivent être vigilants. Il faut s'occuper de notre voisinage et prévenir les policiers de toute activité louche », mentionne la dame.

Elle souhaite par ailleurs que la Ville saisisse ces immeubles pour les revendre à l'encan. « On devrait aussi avoir un registre pour que les acheteurs potentiels puissent savoir si la maison a déjà été utilisée pour des activités criminelles », ajoute-t-elle.
Indices à surveiller
Pour savoir si une maison sert pour la culture de marijuana, voici quelques indices à surveiller.

- Pas de véritable déménagement avec des meubles

- Toiles toujours tirées

- La maison ne semble pas vraiment habitée

- Aucun déchet

- Des présences de courte durée

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Vos commentaires

appel aux délations!

Monsieur Polo
Article mis en ligne le 17 avril 2008
C'est là que la vie paisible de Mariève a été chamboulée...Quel à donc été l'impact sur la vie quotidienne de cette brave dame bien pensante? au moins ses voisins ne faisaient pas trop de bruit!
Certes ce sont là des trafiquants donc condamnables car alimentant un marché mafieux, mais qu'en est il des gens simples qui cultivent pour leur propre consommation une pauvre dizaine de pieds
Soulignons au passage que la sureté les à rapidement arrêtés nous pouvons les féliciter, je ne comprends donc pas une telle peur et un tel acharnement de la part de la voisine qui aimerai par conviction faire aussi pendre sur la place publique l'agent immobilier; Elle souhaite surtout qu'un registre soit créé pour recenser les domiciles où des perquisitions ont été menées et informer des acheteurs potentiels! Pourquoi donc, cela serait donc contagieux?
Mariève ne dort toujours pas tranquille... Faudra t'il à l'avenir que toute maison en vente ne puisse être achetée qu'après un audit de tout le voisinage qui pourra sélectionner le bon acheteur... une sorte de racisme quoi!

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