Yolande Boisclair (marraine) et Francine Bédard (filleule) ont reçu le 10e prix Gérard-Hamon. (Photo: Jacques Pharand)
Journée d'impro pour le Parrainage civique
Plus de 200 personnes se sont déplacées des quatre coins de la province, le 13 avril, pour assister à la Journée d’improvisation pour le parrainage civique, qui se tenait sur les planches du Lion d’Or.
Artistes invités, filleuls, parrains et marraines se sont réunis pour cette joute d’improvisation haute en couleur, un événement visant à sensibiliser la population à l’importance du parrainage civique dans la vie des personnes ayant des incapacités physiques ou intellectuelles.
La Journée d’improvisation, qui clôturait la Semaine québécoise du parrainage civique, a débuté par la remise du Prix Gérard-Hamon. Il a été remis cette année à Yolande Boisclair (marraine) et Francine Bédard (filleule), du Haut-Richelieu. Cette distinction est attribuée chaque année à un jumelage qui a permis d'améliorer la participation sociale d'une personne ayant une incapacité.
Ce jumelage, en place depuis 13 ans, a permis à Francine Bédard de développer son autonomie et sa participation sociale. Yolande Boisclair, pour sa part, y trouve un accomplissement personnel ainsi que le sentiment d’être utile à quelqu’un.
Plus de 1000 filleuls en attente d'un jumelage
Les activités organisées partout en province durant cette semaine avaient pour objectif de convaincre la population de parrainer l’un des 1191 filleuls en attente d’un jumelage au Québec.
« La Semaine québécoise du parrainage civique est un moment privilégié pour renforcer notre positionnement par rapport à la participation sociale des personnes marginalisées au Québec et de prendre conscience de l’impact que nous pouvons avoir dans leur vie en devenant leur parrain ou marraine », a indiqué la présidente du Regroupement québécois du parrainage civique (RQPC), Yvette Leblanc.
Éviter le placement en institution
Le jumelage permet d’éviter, dans de nombreux cas, le placement en institution des personnes. Il favorise le maintien à domicile et permet d’épargner certains coûts de santé, notamment les coûts des interventions d’urgence ou institutionnels.
Venu des États-Unis, le mouvement s’est implanté au Québec à partir de 1976. Il s’est ancré dans l’est de Montréal grâce à Gérard Hamon, père d’un enfant handicapé, qui a contribué à la création de plusieurs organismes de parrainage civique et du RQPC.
On compte actuellement une vingtaine d’organismes dans la province, dont plusieurs dans la grande région de Montréal. D’autres devraient naître et se développer compte tenu de la nouvelle priorité gouvernementale d’accroître le soutien aux ressources qui interviennent auprès des personnes ayant une incapacité.