Appel à nos députés provinciaux
Les employés de l'État québécois ont été contraints, en 1982, d'accepter la décision unilatérale de désindexer nos rentes de retraite.
En effet, de 1969 jusqu'en 1982, nous jouissions d'une indexation légitime de nos pensions, soit une augmentation ajustée au coût de la vie, lorsque nous décidions de prendre notre retraite. Nous étions assurés d'un pouvoir d'achat normal malgré les soubresauts de l'économie.
En 1982, le gouvernement du Parti québécois nous impose par décret une nouvelle formule d'indexation. Les nombreuses années de « non-indexation » ont donc provoqué une perte du pouvoir d'achat très importante pour nous tous, une perte que nous comptabilisons facilement.
Voilà pourquoi nous sommes en droit d'exiger du gouvernement actuel une correction de cette iniquité. Le gouvernement libéral nous avait appuyés durant son passage dans l'opposition et harcelait le gouvernement du Parti québécois d'agir dans le sens de nos revendications, mais aujourd'hui, il lésine sur les moyens à prendre pour combler nos demandes.
Nous luttons aussi pour les autres personnes salariées actuellement à l'emploi de l'État, car elles seront doublement pénalisées lors de leur retraite. L'indexation de leur revenu pour les années 1982 à 1999 sera nulle pour elles, comme pour nous, et les années subséquentes seront indexées à 50 % du coût de la vie. En conséquence, leur pouvoir d'achat sera diminué d'une façon encore plus substantielle.
Nous appuyons sans réserve les efforts de l'Association des retraités et retraitées de l'enseignement du Québec (AREQ) et des autres associations de personnes retraitées de l'État pour faire corriger cette iniquité. C'est notre droit le plus légitime de reconquérir notre pouvoir d'achat et de vivre décemment les dernières années de notre vie.
- Cette lettre a été signée par 84 membres du secteur Mercier de la région de Montréal de l'AREQ