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Le bruit nuit à l'apprentissage des élèves

Steve Caron par Steve Caron
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Article mis en ligne le 15 mai 2008 à 15:37
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Le bruit nuit à l'apprentissage des élèves
Des élèves de l'école Notre-Dame-de-L'Assomption ont participé à la quatrième Journée sans bruit. Ils ont profité de l'occasion pour sensibiliser leurs camarades à l'importance de conserver une bonne hygiène auditive. (Photo : Éric Carrière)
Le bruit nuit à l'apprentissage des élèves
Perturbation du sommeil, fatigue, manque de concentration, stress, tension et plus encore : les effets néfastes du bruit sont nombreux et affectent l'apprentissage de milliers d'élèves.
Pour sensibiliser les jeunes à ces problèmes, l'Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ) tenait la semaine dernière la quatrième Journée sans bruit, une initiative de sensibilisation qui s'est tenue dans plusieurs écoles à la grandeur du Québec.

Un niveau de bruit au-delà de 85 décibels, pour une exposition quotidienne et régulière de huit heures, peut endommager l'audition. En milieu scolaire, il est facile de dépasser le niveau de bruit acceptable. Le nombre de décibels d'une conversation normale est de 60. Si deux personnes parlent en même temps et que le professeur doit hausser le ton pour se faire entendre, on peut alors atteindre un volume critique.

Dans un cours d'éducation physique en gymnase, on peut alors atteindre de 95 à 110 décibels et à ce stade, il y a des risques pour l'audition s'il y a exposition de plus de 15 minutes sans protection.

Lors de récréations endiablées, le niveau sonore peut atteindre de 120 à 130 décibels et parfois même plus.

Pour éliminer le bruit à la source, il existe des moyens simples et efficaces. Les balles de tennis sous les chaises, la pose de panneaux absorbant le bruit et la fermeture des fenêtres en sont des bons exemples. Bien sûr, il y a également les bonnes vieilles règles de civisme comme lever la main avant de parler et de prendre la parole lorsque le professeur nous nomme, qui contribuent à un milieu environnant sécuritaire pour nos oreilles.

Halina Bastien est enseignante dans une école de l'est de Montréal. Elle a décidé de faire participer les jeunes de son groupe à la Journée sans bruit. Ceux-ci ont donc monté de petits scénarios qu'ils ont présentés aux autres élèves de l'école en guise d'activité de sensibilisation.

« J'ai deux enfants qui sont malentendants et j'ai voulu familiariser mes élèves à la différence. Ils ont été très réceptifs et ont adoré l'expérience. L'an prochain, je prévois déjà d'autres activités pour inviter les gens du quartier à diminuer le bruit. »

Selon Judith Guimont, audiologiste à l'Institut Raymond-Dewar, il est plus difficile de sensibiliser les gens à une bonne hygiène auditive, car la surdité est un handicap invisible.

« La Journée sans bruit est un bon moyen de rejoindre les gens. Elle est de plus en plus connue et année après année, les écoles du Québec sont plus nombreuses à y participer. Les enfants se sentent plus concernés par la qualité de leur environnement et ils réalisent qu'il est facile de contrôler le niveau de bruit simplement en modifiant leur comportement et en encourageant leur entourage à emboîter le pas. C'est une belle réussite », de souligner Louis Beaulieu, président et directeur général de l'OOAQ.

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