Le boom immobilier que connaît l'arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve lui a permis de réaliser un surplus budgétaire de plus de 3 M$ en 2007. (Photo : Patrick Deschamps)
Près de 3,4 M$ en surplus budgétaires pour l'arrondissement
L'accroissement des revenus a permis à l'arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve de dégager un surplus budgétaire de 3 392 700 $ au terme de l'année financière 2007.
Cette performance est notamment attribuable à la vigueur de la construction résidentielle dans l'arrondissement. Les recettes découlant des demandes de permis de construction ont été supérieures à celles anticipées.
Lorsque nous estimons nos revenus locaux, nous sommes toujours conservateurs. Le boom immobilier que nous connaissons nous place dans une situation plus enviable que celle de certains autres arrondissements qui ne sont pas en développement, avoue Laurent Blanchard, président du comité des finances de l'arrondissement. Par contre, ces revenus ne seront pas éternels.
Au cours des dernières années, la population est passée de 125 000 à plus de 131 000 résidents. Plusieurs chantiers sont toujours en construction et d'autres le seront sous peu. Le développement des terrains de Louis-H.-Lafontaine est presque complété, mais celui du site Contrecoeur est, à l'inverse, en voie de débuter. On parle d'environ huit ans pour tout construire, ce qui devrait continuer, à moyen terme, à stimuler les recettes locales de l'arrondissement.
La croissance de la population n'a pas que des bons côtés. Plus de résidents signifie une augmentation des coûts des services à rendre, particulièrement en ce qui a trait aux services établis en fonction de la population, comme le recyclage et la collecte des ordures ménagères. Chaque nouvelle construction ou unité de logement coûte annuellement 5000 $ supplémentaires à l'arrondissement.
De plus, les revenus de taxation ne vont pas directement dans les poches de l'arrondissement, mais plutôt dans celles de la Ville-centre, qui leur en remet une partie par le biais de la dotation budgétaire.
Dans ce contexte, doit-on craindre d'être un arrondissement en développement ? Non, répond M. Blanchard.
« La dotation budgétaire en provenance de la Ville-centre tient normalement compte de la population. De plus, il existe un fonds de développement pour les arrondissements en croissance… »
Les surplus de 2007 seront affectés dans divers postes budgétaires. Une somme de 1 547 422 $ sera versée à la réserve pour stabilisation des coûts de déneigement, ce qui portera celle-ci à 2 279 900 $, soit 20 % du budget 2008 pour les activités d'enlèvement de la neige.
Une somme de 648 000 $ sera affectée à la réserve pour stabilisation des coûts « santé et sécurité au travail », correspondant au surplus dégagé en 2007 dans ce poste budgétaire.
La réserve pour « ester en justice » sera gonflée de 286 200 $ et un montant de 911 078 $ garnira la réserve pour les imprévus, cette dernière représentant 1,43 % du budget 2008.
Jusqu'à maintenant, il est trop tôt pour spéculer sur les résultats de 2008. Par contre, si la tendance observée depuis le mois de janvier au chapitre des demandes de permis se poursuit, les revenus locaux pourraient, une fois de plus, être en hausse. Il ne restera alors qu'à voir quel aura été l'impact des nombreuses précipitations de neige reçues durant la première moitié de l'hiver 2008.
Photo : A-surplus