Des murales environnementales pour contrer les graffitis
Des artistes professionnels en arts visuels réaliseront des murales environnementales pour contrer la prolifération de graffitis.
Le projet, initié par l'organisme Y'a quelqu'un l'aut'bord du mur, prévoit la réalisation de quatre murales sur des bâtiments ou murs graffités de l'arrondissement. La chargée de projet, Véronique Guimond, a procédé au repérage préliminaire et lors du café urbain tenu le 11 juin dernier, les citoyens ont sélectionné les sites et thèmes de chacune des murales.
La lunetterie Iris de la rue Hochelaga, la piscine Taillon, l'école Boucher-De La Bruère et un garage situé dans la ruelle longeant la rue Souligny sont les endroits où les artistes s'exécuteront. Ceux-ci créeront leurs œuvres sous les thèmes du transport actif, de l'environnement sonore, des ruelles et du verdissement de la forêt urbaine.
Ils seront à la tâche en juillet ou août, selon leur disponibilité, et tout devrait être complété en deux ou trois semaines, dans la mesure où la température le permet.
L'Association industrielle de l'est de Montréal (AIEM) a décidé de s'impliquer dans le projet en commanditant la réalisation d'une cinquième murale. Elle sera dessinée au coin des rues Notre-Dame et Georges V, près de la Maison l'Échelon, mais son thème n'a toujours pas été défini.
Les artistes, Luc Dalpé, Arpi, Marc-André Jutras et Rémi Seers, n'en seront pas à leur première murale. Ils en ont déjà quelques-unes à leur actif et leur travail est très apprécié.
« Pour les commerçants ou organismes, le projet permet d'embellir une surface graffitée. C'est donc un plus et une belle visibilité pour eux », de souligner Mme Guimond.
Pendant que les artistes seront au travail, des rencontres seront organisées avec les jeunes des camps de jour, de la maison des jeunes ou encore du Carrefour jeunesse-emploi. Ils pourront recevoir des ateliers de sensibilisation et se familiariser avec les diverses formes d'art.
« Nous voulons montrer aux jeunes qu'il y a des alternatives positives aux graffitis et les murales sont une bonne façon d'y arriver », croit Mme Guimond, qui ne cache pas qu'elle aimerait que d'autres projets du genre soient subventionnés.