Créée en 1976, la Roseraie a été agrandie en 1992 avec l'ajout de plates-bandes de rosiers arbustifs. (Photo: Jacques Pharand)
L'important, c'est la rose
La Roseraie du Jardin botanique: une référence en Amérique du Nord
Actuellement, elles embaument par milliers ce secteur du Jardin botanique de Montréal. La somptueuse Roseraie et ses quelque 10 000 rosiers s'étale, tel un véritable plaisir pour les sens, sur près de 2,5 hectares. Tout récemment, l’American Public Gardens Association (APGA) lui décernait le titre de collection de rosiers de référence en Amérique du Nord.
La Roseraie rejoint donc le prestigieux rang du North American Plant Collections Consortium (NAPCC), soit un réseau de jardins botaniques et d’arboretums spécialisé dans la préservation de la biodiversité et la gestion des collections de plantes de l’Amérique du Nord.
Un titre bien mérité. À titre comparatif, le Jardin botanique de Brooklyn à New York et celui de l’Université de la Colombie-Britannique, aussi reconnus pour leur importante collection de rosiers, possèdent environ trois fois moins d’espèces botaniques que Montréal.
Tout un exploit
Maintenir une collection de cette envergure dans la zone de rusticité canadienne – 5b – reconnue pour ses hivers froids et parfois sans neige, relève de l'exploit. En ce sens, les horticulteurs du Jardin ont dû innover afin de protéger hybrides de thé, floribundas et grandifloras, des plants tout particulièrement sensibles au gel. Ainsi, dès les premiers froids d'octobre, les fragiles rosiers sont recouverts de couvertures thermales qui les protégeront jusqu'au printemps. (L.P.)