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Des résidents de la rue Moreau déposent une pétition

La boulangerie Au pain doré trop bruyante au goût de certains

Steve Caron par Steve Caron
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Article mis en ligne le 27 juin 2008 à 8:56
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Des résidents de la rue Moreau déposent une pétition
Les opérations de la boulangerie Au pain doré incommodent les résidents, qui doivent supporter le trafic et le bruit constant des camions réfrigérés sous leur fenêtre. (Photo : Daniel Marchand)
Des résidents de la rue Moreau déposent une pétition
La boulangerie Au pain doré trop bruyante au goût de certains
L'été est synonyme de calvaire pour des résidents de la rue Moreau qui doivent cohabiter avec les activités commerciales de la boulangerie Au pain doré.
Exaspérés par le haut niveau de bruit émanant des installations et du fonctionnement de la boulangerie, les riverains en ont marre. Récemment, ils ont déposé une pétition en bonne et due forme aux élus de l'arrondissement.

« En trois jours seulement, nous avons recueilli une trentaine de signatures. Nous demandons aux élus de faire appliquer intégralement tous ses règlements relatifs au bruit et entourant l'implantation et l'agrandissement de la boulangerie près des habitations déjà existantes. Nous souhaitons également que les contraventions prévues aux infractions commises soient émises », de réclamer le Comité des résidents des rues Moreau et de Rouen contre le bruit excessif.

Durant la période estivale, la qualité de vie des résidents est grandement affectée par les opérations de la boulangerie. Organiser un souper en famille à l'extérieur ou simplement ouvrir les fenêtres pour se rafraîchir sont des missions impossibles tellement que le bruit émanant de la boulangerie est infernal. Même les trains qui circulent sur la voie ferrée située à proximité de leur demeure sont moins insupportables.

Le cœur du problème se situe au chapitre du chargement des camions réfrigérés. Les quais de chargement donnent directement sur la cour arrière des résidents. Le moteur des camions tournent durant de longues périodes, et ce, à toute heure du jour et de la soirée. Quand la température requise n'est pas atteinte, alors là les camions sont en attente sous les fenêtres des citoyens ! Pourtant, l'entreprise dispose d'un stationnement un peu plus éloigné des résidences et qui pourrait très bien être utilisé pour les camions en attente, ce qui n'est pas fait.

Le vendredi 6 juin et le lundi 9 juin, le trafic des camions réfrigérés a été sans interruption de 6 h jusqu'après 17 h. Des camions qui chargent et déchargent, mais aussi d'autres qui attendent leur tour directement dans le stationnement près des résidences. Certains camions ayant quitté le quai de chargement demeurent immobilisés, le moteur en marche durant plus de deux et trois heures, affirment des voisins de l'entreprise.

« La situation ne peut plus continuer ainsi. Il faut revoir le problème à la source. Ce n'est pas la première fois que nous nous plaignons et rien ne bouge. Pour nous, il est clair que l'entreprise contrevient à certains règlements municipaux en toute impunité », déplorent les membres du comité.

Mise au courant des doléances des citoyens, Julie Étienne, responsable des communications de la boulangerie, affirme qu'il s'agit de cas isolés. Elle s'est engagée à faire parvenir une lettre à tous ses clients leur rappelant qu'il n'y aura plus de chargement le soir, au-delà de 18 h.

« Il arrive que nous devions stationner des remorques du côté est, soit celui des résidences, mais dans ce cas, le moteur des camions est arrêté, assure Mme Étienne, qui désire entretenir de bonnes relations avec les citoyens. Après 18 h, il n'y a plus d'employés affectés au chargement des camions, je ne comprends pas ce qui a pu se passer. »

Malgré les bonnes intentions de Mme Étienne, la réalité semble tout autre. Quelques jours seulement après nous avoir confirmé vouloir améliorer la situation, de nouveaux événements donnaient raison aux plaignants.

Le 24 juin, jour de la Saint-Jean-Baptiste, de 18 h à 19 h 40, il y a eu un chargement de camion. La veille, un camion réfrigéré s'est stationné du côté des résidences, le moteur en marche.

Les citoyens sont prêts à donner une chance au coureur, mais ils ne veulent pas être les dindons de la farce.

« Quand tu regardes le site Internet de la boulangerie, elle se targue d'avoir la fibre environnementale. Et la pollution par le bruit ? L'entreprise se vante d'être bonne pour les gens du quartier, car elle vend son pain d'hier à prix minime. Nous, c'est pas du pain à 50 % qu'on veut, c'est notre paix. Qu'on nous respecte enfin ! », laisse tomber un membre du comité.

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