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Projet Notre-Dame : éviter le pire et retrancher une voie

Article mis en ligne le 9 juillet 2008 à 17:08
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Projet Notre-Dame : éviter le pire et retrancher une voie
Le projet de « modernisation » de la rue Notre-Dame doit être réévalué avant qu’il ne soit trop tard et que nos élus portent le blâme d’avoir manqué de vision en s’emprisonnant dans une logique héritée d’un autre âge.
Puisque rien ne semble empêcher le projet de se concrétiser, est-il possible d’éviter le pire et d’apporter des ajustements au projet de façon à en minimiser les effets pervers ?

La solution qui aurait été la plus simple, la moins chère, la moins longue à réaliser et surtout, la plus porteuse et prometteuse pour le développement de Montréal, aurait été de garder le même tracé et les mêmes modalités du projet actuel en le maintenant à deux voies routières dans chacune des directions, et deuxièmement, de prendre l’espace et l’argent gagnés pour établir une ligne de tramway comme on en trouve dans plusieurs villes du monde.

Mais puisque nos décideurs refusent ce projet de réelle modernisation, peut-être pouvons-nous suggérer quelques pistes d’amélioration…

- Il serait indiqué de retrancher une voie routière dans chaque direction puisque le projet tel que révisé récemment prévoit une voie réservée au co-voiturage ainsi qu’une voie réservée au transport collectif;

- un stationnement incitatif situé près de l’intersection Notre-Dame-Dickson, (…) à partir duquel une ligne de tramway ou d’autobus se dirigerait vers le centre-ville;

- déplacer la piste cyclable envisagée aux abords de l’autoroute vers les rues Adam, Lafontaine et Sainte-Catherine. En plus de la Direction de la santé publique qui condamne le projet Notre-Dame sur les plans de la santé et de la sécurité des citoyens, la Fondation des maladies du cœur a émis récemment un avis sur les dangers de faire de l’exercice à proximité des grandes voies routières;

- recouvrir toute l’autoroute projetée de l’axe l’Assomption jusqu’au centre-ville. (…) Pourquoi les habitants de l’arrondissement Ville-Marie pourraient bénéficier d’une autoroute recouverte alors que ceux d’Hochelaga-Maisonneuve verront émerger chez eux une cicatrice profonde qui déchirera la ville et accentuera son mal développement ?

Il est encore temps de modifier le projet. Si nos décideurs refusent de retrancher une voie routière dans chaque direction, s’ils renoncent à développer des transports collectifs efficaces, ils transmettront aux Montréalais un projet qui accélérera le déclin de leur ville. Il est évident que nous serons confrontés demain à réévaluer ce projet d’une autre époque où le béton et l’automobile triomphent. L’axe actuel peut être maintenu et réaménagé à moindre coût. Les économies générées devraient aller à la construction d’un tramway ou d’une ligne de transport en commun efficace, qui longerait la rue Notre-Dame, de la Pointe-de-l’Île jusqu’au centre-ville.

Chose certaine, le projet tel que présenté est inacceptable, il faut réduire le nombre de voitures provenant des banlieues vers le centre-ville, tout en facilitant et renforçant les allées et venues par les transports actifs et collectifs. (…) La plupart des autres grandes villes du monde réduisent l’espace dédié à l’automobile, tout en augmentant l’offre de transports collectifs. Pourquoi pas nous ?

- Jean-Félix Chénier, citoyen du secteur

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