Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Flambeau
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Coup d’œil sur le trouble de la personnalité limite

par
Voir tous les articles de
Article mis en ligne le 23 juillet 2008 à 10:27
Soyez le premier à commenter cet article
L’Ennemi en moi, un récit relatant le tortueux parcours d’une personne aux prises avec un trouble de la personnalité limite. (Photo: Éric Carrière) ">Coup d’œil sur le trouble de la personnalité limite
Résident de Mercier, Étienne Gervais a écrit L’Ennemi en moi, un récit relatant le tortueux parcours d’une personne aux prises avec un trouble de la personnalité limite. (Photo: Éric Carrière)
Coup d’œil sur le trouble de la personnalité limite
Ce qui caractérise le trouble de la personnalité limite (TPL)? « L’excès », répond Étienne Gervais en énumérant les principaux signes distinctifs de la maladie. « Variation de l’humeur, instabilité dans les relations humaines en raison de la perception erronée de la réalité, peur d’être abandonné, perturbation de l’identité, gestes ou menaces suicidaires répétés, sentiment de vide chronique et impulsivité dans des activités à risque. »
Le trouble de la personnalité limite est marqué par l’instabilité dans les relations interpersonnelles, le comportement et l’identité. « Tu bâtis ton identité en fonction de ce que les autres te disent. De cette façon, tu es toujours à la merci des autres. […] Les personnes atteintes de TPL ont des comportements autodestructeurs. Notre estime de soi est tellement basse qu’on veut se faire confirmer cette perception. Une personne avec un TPL peut être heureuse une minute et suicidaire l’autre. On ne sait jamais ce qui peut arriver. On devrait toujours prendre au sérieux une menace de suicide. »

Trouble apparaissant souvent au début de l’âge adulte, il toucherait plus de femmes que d’hommes. Une image faussée de la réalité, selon Étienne Gervais. « Les femmes ont plus tendance à demander de l’aide que les hommes. Je pense que c’est pour cela qu’il y a plus de femmes qui ont un diagnostic de TPL. Les hommes ont souvent tendance à tourner leur agressivité vers les autres et ne se retrouvent pas nécessairement à l’hôpital. »
La difficulté de se faire soigner
« Le système de santé est mal outillé pour faire face aux personnes atteintes de TPL. Cela prend des spécialistes pour les traiter. Les personnes atteintes sont souvent insistantes et envahissantes. Personnellement, j’ai rencontré quatre médecins de famille avant d’en trouver un qui m’accepte comme patient. Souvent, ils ne veulent pas te prendre parce qu’ils n’ont pas la formation nécessaire. »
Outre un suivi médical et la prise de médicaments, Étienne Gervais a choisi de suivre une psychothérapie deux fois par semaine. « C’est un choix personnel. Je crois que l’idéal, c’est de mixer thérapie de groupe et thérapie individuelle. La thérapie de groupe permet d’exercer ses habiletés sociales dans un contexte supervisé et encadré. »

Étienne Gervais déplore cependant le dédale administratif auquel doit se soumettre une personne atteinte afin d’avoir accès à un suivi médical et psychologique. Il soutient qu’une meilleure concertation des ressources est nécessaire afin de prévenir les suicides des personnes atteintes de maladies mentales. « En arrivant à l’hôpital, je me suis déjà fait demander: "Est-ce que tu prévois te suicider dans les 12 prochaines heures". Si je me présente à l’hôpital, c’est pour avoir de l’aide. Je sais que je ne vais pas bien et qu’une tentative est imminente. »

Atteindre le point de non-retour, un passage obligé vers la vie? « Ce qui a fait que ma situation a changé, c’est la perte de ma hanche. Je me suis retrouvé avec rien. Et c’est quand tu te retrouves seul avec ta souffrance et que tu n’as plus rien d’autre pour t’en distraire ou pour compenser que tu la regardes vraiment. Et tu te rends compte que tu as beaucoup plus d’aptitudes que tu ne le pensais. C’est comme une révélation quand ça arrive, mais ce n’est que le début. Il faut reprogrammer son ordinateur de perceptions et de comportements. »

(Photo: Éric Carrière)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Préférez-vous l'édition actuelle des Canadiens de Montréal à celle de l'an passé ?
  • Oui
  • Non