Lors de son séjour en Serbie, Tania Béliveau travaillera aux côtés de huit volontaires provenant de différents pays.
(Photo: Éric Carrière)
Des vacances pas comme les autres
Alors que le mois d’août est synonyme de farniente pour plusieurs, une résidente de Mercier-Est, Tania Béliveau, effectuera des travaux communautaires en Serbie avec l’organisme Chantiers Jeunesse. « C’est un voyage qui permet de me rendre utile en même temps! Ce n’est pas juste de visiter un pays, c’est de découvrir de l’intérieur une région et de participer aux efforts de reconstruction », mentionne-t-elle.
À quelques jours du grand départ, Tania Béliveau étudie assidûment le serbe. « Ma plus grande appréhension, c’est la langue. Le serbe, c’est un gros défi. Il y a notamment l’alphabet cyrillique en Serbie. Je vais avoir de la difficulté à lire le menu des restaurants! », indique celle qui avoue avoir emprunté tous les livres évoquant la Serbie à la bibliothèque de son quartier.
Âgée de 21 ans, Tania Béliveau prendra part à deux chantiers de dix jours chacun qui auront lieu à Surcin et à Valjevo. Elle travaillera aux côtés de huit autres volontaires provenant de différents pays.
« On vit tout le groupe ensemble sur le chantier. À Surcin, pour mon premier chantier, nous serons logés dans un gymnase. Tout le monde participe aux tâches. Par exemple, on prépare les repas ensemble. » La résidente de Mercier-Est s’attend à une vie de groupe intense. « Je suis enfant unique et je trouve cela trippant de vivre avec d’autres gens. En groupe, tout va vite. Les amitiés sont intenses et on profite de chaque moment parce qu’on sait que cela ne dure que dix jours. »
Des journées de travail de huit heures, à raison de cinq jours par semaine, sont au programme. « Le pays a été détruit pendant la guerre et je ferai surtout de la reconstruction de bâtiments et de l’aménagement paysager pendant mes deux chantiers. »
Située hors des sentiers battus, la Serbie n’était pas son premier choix de chantier. « Je me suis documentée sur le pays et j’ai découvert une histoire extraordinaire. Il n’y a pas beaucoup d’occasions d’aller en Serbie. C’est un pays dont on n’entend pas souvent parler. »
Une expérience complémentaire aux bancs d’école
Quel est l’emploi visé par cette étudiante en deuxième année au baccalauréat en gestion publique, profil gestion des organisations internationales? « J’aimerais être diplomate ou travailler pour l’ACDI (Agence canadienne de développement international). Je veux travailler dans le domaine des relations internationales. »
Elle est convaincue que cette expérience lui permettra d’acquérir de nouvelles aptitudes. « Je pourrai pratiquer mon anglais. J'en apprendrai sur la culture de la Serbie et aussi sur celle des autres participants. Je développerai des connaissances qui me seront utiles pour mon travail plus tard », signale celle qui en sera à son premier séjour sur le vieux continent. Tania Béliveau avait auparavant participé à un stage de coopération internationale en Équateur, résidé dans une famille au Nicaragua, appris l’espagnol à Cuba et l’anglais à Vancouver.
Elle quitte au moment où Radovan Karadzic, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, a été inculpé de génocide par le Tribunal pénal international. « C’est un peu étrange de partir maintenant. Je vais pouvoir sentir les émotions là-bas et les réactions des gens », souffle-t-elle.
Outre des frais d’inscription de 150 $, les participants de Chantiers Jeunesse doivent débourser le coût de leur billet d’avion. Ils sont nourris et logés pendant la durée de leur chantier à l’étranger. De gros sous pour une étudiante au baccalauréat! Pour contacter Tania Béliveau et en savoir plus sur son projet: sylvie-peloquin@videotron.ca
(Photo: Éric Carrière)
(Photo: Éric Carrière)