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Le Flambeau
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Repérer le vrai du faux

Marie-Josée Chouinard par Marie-Josée Chouinard
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Article mis en ligne le 27 septembre 2008 à 8:28
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Repérer le vrai du faux
L'agente Louise Caron, du poste de quartier 48, et Audrey Bordeleau, de la Banque du Canada, ont offert quelques trucs aux gens pour repérer les faux billets. - (Photo: Patrick Deschamps)
Repérer le vrai du faux
Distinguer un faux billet d’un vrai, c’est beaucoup plus facile qu’on ne le pense. En à peine une fraction de seconde, on peut détecter les billets frauduleux. C’est ce que la Banque du Canada veut démontrer aux commerçants et à la population en général. En raison d'une augmentation récente de la contrefaçon dans la région métropolitaine, une représentante de l’institution financière et une policière du poste de quartier 48 se sont postées à la Place Versailles pendant une journée, la semaine dernière, pour y rencontrer les gens afin de leur enseigner quelques trucs.
La mise en circulation des billets de la série L’épopée canadienne facilite la différenciation des faux billets. Cette série ornée d'une bande métallique émise en 2004 a fait chuter la contrefaçon. En 2004, 553 000 faux billets ont été saisis pour une valeur de 13 M$. L’an dernier, on a saisi 142 000 billets contrefaits pour une valeur de 3 M$.

Contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas les 50 $ et 100 $ qui sont surtout copiés, mais plutôt les 20 $. « Plusieurs pensent que la manière de détecter les faux billets est différente selon les coupures. Mais ce sont toujours les mêmes éléments à surveiller », explique Audrey Bordeleau, de la Banque du Canada.

« En tant que commerçant et client, il faut prendre l’habitude de vérifier les billets qu’on nous remet. Quand je paie avec ma carte de crédit, je vérifie. Quand je reçois de billets, je vérifie. C’est une habitude », fait valoir Mme Bordeleau. Celle-ci rappelle qu’il n’est pas payant de se faire refiler à un faux billet, puisqu’on ne peut se le faire rembourser.
Quatre repères
Il y a sur les billets quatre éléments que les faussaires ne peuvent reproduire. En surveillant au moins deux d’entre eux, on s’assure d’avoir en sa possession un billet de banque qui a cours légal.
D’abord, simplement en glissant ses doigts sur l’inscription Banque du Canada sur le côté gauche du billet, à côté de la bande métallique, on peut sentir l’encre en relief.

Ensuite, les billets comportent une image fantôme. En regardant le billet devant une source de lumière, on peut voir apparaître le même portrait que celui du billet. Cette image en filigrane se trouve entre le portrait principal et le gros chiffre indiquant la valeur du billet.

À la lumière, on verra que la ligne verticale qui traverse le billet du côté droit, là où se trouve le gros chiffre, est pleine et continue.

La bande métallique change de teinte lorsqu’on l’incline et on y voit en alternance le même chiffre que la coupure et des feuilles d’érable. Il faut s’assurer que les chiffres sont les mêmes que la coupure.

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