« Nous devons mieux prendre soin de nos aînés »
- Louise Harel, députée d'Hochelaga-Maisonneuve
À l’occasion de la Journée internationale des aînés, la députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Louise Harel, rappelle l’insécurité et la confusion que vivent des milliers de personnes âgées à domicile, particulièrement à la suite des mesures fiscales annoncées par le gouvernement du Québec lors de son dernier budget.
« L’accès au crédit d’impôt remboursable pour le maintien à domicile est trop restrictif. Pour avoir droit au montant maximal, à partir de 70 ans, il faut consacrer, en dépenses admissibles, plus de 15 600 $. C’est le revenu annuel d’une femme âgée sur deux au Québec », signale Mme Harel, rappelant que ce revenu sert en priorité au logement, à l’alimentation, à l’électricité, au chauffage, au transport, aux vêtements et au loisir.
La députée dénonce la discrimination introduite par le gouvernement à l’égard de l’épouse âgée. En effet, il a été décidé de limiter à un seul versement le crédit d’impôt, généralement à l’époux ou au conjoint, alors qu’auparavant, ce crédit était partagé en versements égaux aux deux membres du couple.
Mme Harel précise par ailleurs que le crédit d’impôt favorise injustement les personnes plus aisées financièrement. « L’aide financière devrait être accordée, non pas en fonction de la richesse de la personne, mais plutôt en fonction des besoins de celle-ci », indique-t-elle.
Aussi, elle s’explique mal comment la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, n’a pu entendre le cri d’alarme lancé par l’Ordre professionnel des diététistes du Québec concernant la dénutrition des aînés les plus vulnérables, hébergés dans les établissements de longue durée. « Pour répondre à cette situation, la ministre propose des cours de cuisine. Le vrai problème, c’est que les cuisiniers doivent composer des menus avec souvent moins de 4 $ par jour, par résidant », déclare la députée.
L’an dernier, la ministre Marguerite Blais a été critiquée lors de la consultation publique sur les conditions de vie des aînés, particulièrement à l’égard du traitement fiscal du crédit d’impôt remboursable pour les personnes âgées de 70 ans et plus. Depuis, selon Louise Harel, la réponse du gouvernement a consisté à agiter les milliards de dollars sur papier. Dans les faits, l’augmentation réelle est de 1,05 $ par jour pour les 78 000 personnes autonomes vivant en résidence privée et de 0,64 $ par jour (23 $ par année) pour les 232 000 personnes vivant à domicile.
« Il y a beaucoup à faire pour améliorer la qualité et les conditions de vie de nos aînés. Au Parti québécois, nous croyons que le Québec doit prendre mieux soin de ses aînés et il est nécessaire de favoriser l’autonomie des personnes vivant à domicile, en fonction de leurs besoins de soutien et non en fonction de leur capacité de payer », conclut Louise Harel.