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Réal Ménard et le Bloc québécois veulent parfaire la loi antigang

Article mis en ligne le 2 octobre 2008 à 16:13
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Réal Ménard et le Bloc québécois veulent parfaire la loi antigang
Selon Réal Ménard, candidat du Bloc québécois dans Hochelaga, « la présence autour de nous de plusieurs gangs de rue laisse présager des lendemains troublants. Pour le Bloc québécois, la stratégie du gouvernement fédéral n’est pas efficace, car les vertus dissuasives des peines minimales obligatoires sont loin d’être prouvées. Il est plutôt nécessaire de donner aux policiers et à la justice des outils efficaces pour amener les criminels devant les tribunaux et obtenir des condamnations basées sur de solides preuves ».
Après la mort du jeune Daniel Desrochers en 1995, victime d’une explosion à la voiture piégée à Montréal, Réal Ménard avait déposé à Ottawa un projet de loi antigang qui a été à l’origine de la Loi sur le gangstérisme adoptée en 1997. Porte-parole du BQ en matière de justice depuis 2006, il propose aujourd’hui de nouvelles modifications au Code criminel afin de contrer plus efficacement les activités des gangs de rue.

« Les gangs de rue posent un défi différent des gangs de motards et il nous faut revoir nos outils et mieux les adapter. Une série de mesures visant à faciliter le travail des policiers et du personnel de la Couronne me semble nécessaire. Je propose de nouvelles dispositions visant à favoriser la formation des procureurs de la Couronne, un meilleur partage des informations liées aux activités des gangs de rue entre les corps policiers et des mesures pour faciliter le travail de filature des individus soupçonnés d’appartenir à des gangs criminels. En outre, trois nouvelles mesures me semblent essentielles :

- interdire le port de symboles identifiant les membres d’une organisation criminelle reconnue;

- abolir la procédure d’examen expéditif (libération quasi automatique au sixième de la peine);

- éliminer la pratique du « temps compte double » par laquelle le temps passé derrière les barreaux en attente de procès compte en double dans le calcul de la peine. »

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