Les électeurs confient un sixième mandat à Réal Ménard
Circonscription de Hochelaga
Au lendemain du scrutin fédéral du 14 octobre, les électeurs de la circonscription de Hochelaga ont confié un sixième mandat au député du Bloc québécois, Réal Ménard.
La réélection d'un gouvernement conservateur minoritaire est une bonne nouvelle en soi, estime M. Ménard. Le Bloc québécois constituera encore la première force politique au Québec, avec les deux tiers des sièges. Grâce à nous, le premier ministre Harper ne pourra pas imposer ses quatre volontés.
Sur le plan personnel, le député de Hochelaga est très ravi d'avoir à servir une fois de plus ses concitoyens. « En début de campagne, je suis toujours nerveux. La crainte de ne pas remporter la victoire est présente, mais heureusement que je peux compter sur une bonne organisation, des bénévoles efficaces et de fidèles supporteurs. »
Il n'en demeure pas moins que la majorité du candidat bloquiste a quelque peu baissé. Il a recueilli 22 720 votes comparativement à 25 570 en 2006. Ce résultat ne le tracasse pas trop.
« Lors des élections de 2006, le Parti libéral du Canada (PLC) a moins bien figuré. La candidate de l'époque a subi les soubresauts du scandale des commandites. Le contexte était particulier. Cette fois-ci, les candidats du PLC et du Nouveau Parti démocratique (NPD) ont mieux fait. »
Les prochains mois s'annoncent corsés à la Chambre des communes. La déconfiture du PLC, les tractations entourant le départ ou non de Stéphane Dion, la présence du Bloc québécois et le statut minoritaire du gouvernement animeront inévitablement les débats. Mais M. Ménard est fin prêt et affirme que cela ne modifiera pas sa façon de travailler.
« Notre positionnement est clair. Peu importe les projets soumis, qu'il s'agisse d'une suggestion des conservateurs, du PLC ou du NPD, nous appuyons seulement les dossiers lorsqu'il en va des intérêts des Québécois. Nous ne changerons pas notre façon de faire », indique M. Ménard.
La crise économique fera aussi partie des discussions. Sur ce point, le député de Hochelaga réitère la position de son parti. Les secteurs manufacturier et forestier ont besoin d'un coup de pouce financier et vite.
Et que réserve l'avenir au candidat bloquiste ? Sera-t-il toujours porte-parole en matière de justice ? « C'est à mon chef qu'il faudrait poser la question, mais j'aimerais bien conserver ce dossier. C'est un domaine très stimulant et que j'affectionne particulièrement. C'est mon souhait. »
« M. Harper doit prendre acte des résultats du Québec »
-Réal Ménard