Gesù, Centre de Créativité, Salle d’Auteuil, 1200 rue de Bleury, Entrée Libre
5 NOVEMBRE :UN ESPACE QUÉBEC - MONDE ARABE À MONTRÉAL ?
Montréal et le Québec doivent faire face aux multiples défis imposés aussi bien par une conjoncture internationale et nord-américaine de polarisation que par une présence arabe et musulmane de plus en plus grandissante. Montréal est peut-être aujourd’hui la seule ville en Amérique du Nord qui peut accueillir un espace culturel où naîtra un échange innovateur, objectif et fructueux avec la culture arabe. Un espace dans lequel cette culture sera reçue non comme intruse, étrangère ou menaçante, mais comme faisant partie du tissu culturel de la société. En l’absence d’intérêts géopolitiques majeurs qui relient le Québec au monde arabe, un tel rêve est-il fondé ? Invitation ouverte à tous les acteurs de la culture au Québec pour une réflexion en commun.
Première partie – 18 h - Bernard Landry
La dualité Occident / Monde arabe – Islam s’affirme comme un des principaux axes de la conjoncture culturelle et politique internationale. Le Québec ne peut rester indifférent à l’égard de cet enjeu. Il peut même y jouer un rôle précurseur, avant-gardiste, en tant que force active qui soutient la recherche de voies alternatives et de nouvelles façons de vivre la différence.
Le pluralisme québécois devrait-il continuer à se fonder sur la reconnaissance et la consolidation des foyers traditionnels et clos de la reproduction identitaire (églises, mosquées, associations folkloriques et religieuses) ? Ou plutôt faudrait-il qu’il mise sur l’édification de nouveaux espaces laïcs, dans lesquels œuvrent des médiateurs éclairés, perméables aux mutations, conscients de la nécessité d’un dialogue citoyen entre les différences, toujours respectueux des valeurs fondamentales communes ? Bernard Landry réfléchit la question, à voix haute, pour le public du Salon de la Culture du FMA.
Deuxième partie – 20 h - Michel Venne, Sami Aoun, Marie-Joëlle Zahar, Aïda Kamar, Caroline Codsi
L’objectif premier d’un espace culturel arabo-québécois à Montréal serait de cerner et de développer la relation qui se construit entre une société québécoise en quête d’une identité plurielle et un monde arabe lointain et méconnu, mais puissamment présent aussi bien dans l’imaginaire des gens que dans la réalité sociale. Un tel espace peut devenir à la fois un stimulant de renouvellement pour une culture arabe ouverte à la modernité et un reflet d’une ville qui sait intégrer ses multiples visages dans une identité unique, mais constamment renouvelée. Dans la deuxième partie de ce panel, modérée par Caroline Codsi, Michel Venne, Sami Aoun, Marie-Joëlle Zahar et Aïda Kamar évaluent cette idée embryonnaire, définissent ses contours et mesurent sa faisabilité.