Prix du billet (pour la séance) : 7 $ Tel : 514 496 6887
Cinéma - 9e édition
Tous les films sont projetés à l’ONF, 1564, rue St-Denis.
1 - 2 NOVEMBRE
NÛBA D’OR ET DE LUMIÈRE
En première canadienne
1 NOVEMBRE : 20 h – Ouverture
2 NOVEMBRE : 20 h 31 - Reprise
Izza Genini, France, 2007, 80 minutes, arabe/français
Nûba d’or et de lumière raconte l’histoire d’une musique. La musique arabo-andalouse dont la nûba serait la symphonie... À l’image d’un arbre musical, ses branches sont nourries d’une sève qui, depuis 14 siècles, monte des confins marocains et des courants venus d’Arabie, grandit dans les cours des califes andalous, se fortifie dans l’Espagne médiévale, se mêle au chant des trouvères, puis replantée au Maghreb, s’épanouit au Maroc sous le nom del Ala.
1 NOVEMBRE
DES LUTHS ET DES DÉLICES
19 h 30
Izza Genini, France, 1989, 26 minutes, arabe/français
Au nord du Maroc, la ville de Tétouan est surnommée “Fille de Grenade”. Abdelsadek Chekara et son orchestre y interprètent le répertoire classique des noubas, suites musicales aux accents de flamenco héritées de l’Andalousie si proche. Tétouan perpétue le souvenir de l’Âge d’Or qui fut celui de l’Espagne tolérante où chrétiens, juifs et musulmans vivaient dans la convivialité exprimée en particulier par la musique.
2 NOVEMBRE
GNAOUAS
15 h
Izza Genini, France, 1990, 26 minutes, arabe/français
L’Afrique Noire coule dans les veines du Maroc.
Esclaves venus à partir du XVe siècle avec l’or du Soudan Occidental, les Gnaouas ont formé des confréries qui pratiquent encore des rituels de possession et d’exorcisme qui empruntent autant au monde préislamique qu’aux rituels des divinités africaines. Ces cérémonies religieuses et thérapeutiques appellent le mlouk, le génie bienveillant qui descendra sur le danseur au sommet de sa transe.
LOUANGES
15 h 30
Izza Genini, France, 1988, 26 minutes, arabe/français
Entre Volubilis et Meknès, le sanctuaire de Moulay Idriss Ier, fondateur du Royaume islamique du Maroc, est le théâtre de l’un des plus importants pèlerinages religieux du Maroc.
Lors du moussem annuel, la confrérie soufi des Alamiyine inaugure les cérémonies par la khamra (symbole d’ivresse). Puis, pendant huit jours, des processions de tambours et de hautbois mèneront sur des rythmes libérateurs des défilés de confréries et de simples pèlerins en quête de bénédictions.
CANTIQUES BRODÉS
16 h
Izza Genini, France, 1999, 52 minutes,
arabe/français
« Les tambours emplissaient l’espace. Il y en avait des ronds, des plats, des ventrus... Il y en avait de minuscules et d’énormes comme ceux des musiciens qui venaient virevolter sous nos fenêtres à Casablanca... » À travers les percussions omniprésentes pendant la fête de Achoura, à travers le récit personnel de Izza Génini, le film Tambours battant interroge la place que la musique tient dans l’identification d’un être à ses origines sociales et culturelles
TAMBOURS BATTANTS
17H00
Izza Genini, France, 1991, 26 minutes,
arabe/français
Le MATRUZ, littéralement « pièce brodée » est un genre musical qui illustre parfaitement la co-existence héritée de l’époque bénie de l’Andalousie tolérante et conviviale d’avant 1492. Dans une poésie bilingue où se succèdent des vers en hébreu et en arabe, le rabbin Haïm Louk et le maître de musique andalouse Abdelsadek Chekara de Tétouan, interprètent quelques morceaux de ces cantiques brodés au cours d’un concert exceptionnel organisé à Paris en Décembre 1987 par l’Association Identité et Dialogue.
LA ROUTE DU CÉDRAT
18 h 30
Le Fruit De La Splendeur, Izza Genini, France, 1997, 30 minutes, arabe/français
«Vous prendrez, le premier jour de Souccot, le beau fruit du bel arbre...» (Lévitique XXIII, 40). Ce commandement adressé aux Hébreux concerne, selon la tradition, le fruit du cédrat. Fruit mythique dans la plupart des grandes civilisations, il est pour les juifs image de paix et d’harmonie. Le film La Route du Cédrat part à la recherche de ce fruit sacré dont les érudits juifs du monde entier et les paysans du Doumder attestent l’authenticité originelle entretenue depuis des siècles.
RETROUVER OULAD MOUMEN
19 h
Izza Genini, France, 1995, 50 minutes,
arabe/français
À l’aide d’archives historiques et personnelles, le film retrace la saga d’une famille juive marocaine dispersée aux quatre coins du monde et réunie un jour à Oulad Moumen, où elle fut fondée au début du XXe siècle.
3 NOVEMBRE
Tornade Estivale
Hassan Aziz, Liban et Canada, 2007, 3min
Film d’ Exploration Audiovisuelle lauréat d’un prix au festival du film non-narratif DERAPAGE 7 à Montréal. Le film implore la superposition de textures, de la typographie arabe et d’images prises durant la guerre de l’été 2006 au Liban, pour nous mener à une évolution visuelle qui illustre la divergence extrême des différentes réalités libanaises.
LES BALISEURS DU DÉSERT
18 h
Nacer Khemir, Tunisie, 1984, 90 minutes, arabe/s-t anglais
À travers la vitre d’un vieil autocar, un jeune instituteur regarde le désert. C’est dans un village perdu qu’il a été nommé. Soudain apparaissent des hommes aux gestes empoussiérés: les Baliseurs. Ils hantent la route presque invisible au-delà de laquelle s’étend un autre monde. Plus loin se dresse le village, comme une forteresse. C’est là que le jeune homme vient enseigner, mais il n’y a pas d’école… À travers le regard d’une jeune fille, il est aspiré par ce monde au temps singulier où se côtoient Les mille et une nuits, Cordoue, toute la force cachée d’une mémoire souterraine.
LA MÉLOMANE
19 h 30
Hejer Charf, Canada, 2008, 6 minutes, français
Une musulmane voilée écoute une chanson de Billie Holiday.
MAFROUZA
19 h 40
Oh La Nuit!, Emmanuelle Demoris, France, 2007, 141 minutes, arabe/s-t français
Mafrouza est un projet de film en 5 épisodes, qui suit la vie de quelques personnes du quartier de Mafrouza à Alexandrie sur deux ans. Avec l’émotion de la première rencontre, Mafrouza – Oh la nuit ! ouvre une première plongée dans la vie du quartier, occasion déjà d’ébrécher certains clichés fréquents sur cette partie du monde, mais aussi, en miroir, de questionner notre façon de vivre, ici en Europe (ou ailleurs).
4 NOVEMBRE
Notions Crépusculaires
Hassan Aziz, Liban et Canada, 2008, 3min
Film d’Exploration Audiovisuelle accompagné par une sonorisation de Ralph Hneine et des extraits de “oud” remixé du Trio Joubran. Par la superposition d’images, de symboles et de textures, le film tante de créer une vision de l’histoire moderne du Liban et la région. (lauréat du festival du film non-narratif DERAPAGE 8)
Le collier perdu de la colombe
18 h
Nacer Khemir, France et Tunisie, 1991, 90 minutes, arabe/s-t anglais
Hassan, jeune étudiant en calligraphie, cristallisera sa soif d’absolu en se lançant à la recherche d’une image disparue: celle de la princesse de Samarcande. Le film de Nacer Khemir retrace les facettes de l’amour, dont les arabes connaissent soixante dix définitions.
L’autre moitié
19 h 30
Rolando Colla, Suisse/Belgique,
2007, 89 minutes, français
Hamid, un Algérien de 40 ans qui vit à Bruxelles, croit que la police le poursuit, car il travaille pour un réseau illégal soupçonné de financer des attentats terroristes. Lorsqu’il reçoit un appel de son frère Louis, qu’il n’a pas vu depuis 35 ans, il est convaincu que la police se cache là-dessous. Il se rend tout de même en Suisse, en espérant revoir sa mère. Là, avec son frère, il découvre que la police est sur ses traces, mais il veut savoir quel rôle a joué son frère dans cette histoire.
La main de fatma
21 h
Hejer Charf, Canada, 2008, 10 minutes, français
Une femme arabe marche dans Montréal au rythme des accommodements raisonnables.
RETROUVER OULAD MOUMEN
21 h 10 - Reprise
Izza Genini, France, 1995, 50 minutes,
arabe/français
5 NOVEMBRE
Bab’Aziz
18 h
Le Prince qui contemplait son âme,
Nacer Khemir, Tunisie, 2005,
98 minutes, arabe/s-t anglais
perdues dans un océan de sable, deux silhouettes cheminent; Ishtar, une petite fille pleine d’entrain, et son grand-père Bab’Aziz, un derviche aveugle. Elle le guide vers la grande réunion des derviches qui a lieu tous les trente ans, mais pour trouver cet endroit secret, il faut «écouter le silence infini du désert avec son cœur». Leur voyage à travers l’immensité brûlante les amène, tel un jeu de pistes, à la croisée d’autres destins…
Le Destin
19 h 45
Youssef Chahine, Égypte, 1997,
135 minutes, arabe/s-t français
au XIIe siècle, en Andalousie, des partisans du philosophe Averroès cherchent à sauver ses œuvres ordonnés à l’autodafé par le Calife Al Mansour.