Le maire de l'arrondissement d'Anjou, Luis Miranda, a fait un compte-rendu de sa rencontre avec les parties impliquées dans le dossier de la tour de télécommunications et a répondu aux questions des citoyens. (Photo : Daniel Marchand)
L'antenne du MTQ déménagera
En autant qu'un terrain réponde aux exigences du ministère
L'antenne de télécommunications du ministère des Transports du Québec (MTQ), située à proximité de la cour arrière des résidences de l'avenue Tourelles, déménagera, en autant qu'un terrain alternatif réponde aux exigences du ministère.
Cela ne devrait pas poser trop de problèmes. Plusieurs sites ont été proposés. Dans les prochaines semaines, ils seront examinés par les fonctionnaires du ministère. Celui qui est le plus susceptible d'intéresser les gens du MTQ et qui, par ailleurs, conviendrait le plus aux citoyens, est un terrain situé dans le dépôt à neige de l'arrondissement angevin.
L'endroit offre une base de roc et se trouve à être le point le plus élevé dans l'est de Montréal. La stabilité de l'antenne serait facilement assurée. Quant à la réception des ondes, elle devrait être supérieure à ce qu'offre le site actuellement utilisé.
De plus, le terrain est situé dans le parc industriel d'Anjou, donc éloigné de toutes les résidences familiales. Comme le site appartient à l'arrondissement, il serait offert gratuitement au MTQ et ce dernier pourrait même rentabiliser son déménagement en accueillant des antennes de compagnies de cellulaires.
« Lors de notre rencontre avec des représentants des diverses parties (les gouvernements fédéral et provincial), ils ont été ouverts à déplacer leur antenne. Le terrain du dépôt à neige est tout désigné pour une infrastructure de ce type et il devrait bien convenir à leurs besoins. Je crois sincèrement que ce sera l'option privilégiée », de commenter Luis Miranda, maire de l'arrondissement d'Anjou.
Ce dernier n'a toutefois pu obtenir une confirmation par écrit de la part du MTQ, puisque des études de faisabilité doivent préalablement avoir lieu. Le magistrat a cependant demandé une réponse officielle avant le 4 décembre : dans un premier temps, pour connaître la suite des choses, et en second lieu, parce que l'arrondissement devra prévoir l'espace nécessaire dans son dépôt à neige.
Et même si tout se passait rondement, les résidents de l'avenue Tourelles devront cohabiter avec l'antenne pour une période maximale de deux ans, le temps de tout coordonner et d'aller de l'avant.
Avant qu'elle ne soit mise en fonction, probablement au printemps prochain, la tour de télécommunications fera l'objet d'études pour s'assurer qu'elle ne représente aucun danger pour la santé des gens.
« Les représentants du ministère nous ont mentionné que la tour ne représentait aucun danger pour les gens, dit M. Miranda. Les téléphones cellulaires sont plus nocifs pour notre santé ! Par contre, ils se sont engagés à réaliser des études pour valider le tout. »
Francis d'Ambroise et sa conjointe ont assisté à la séance d'information que l'arrondissement a organisée, le 29 octobre dernier. Ils en sont sortis plus rassurés qu'à leur entrée.
C'est certain que l'on va continuer à suivre le dossier, expliquent-ils, mais les réponses obtenues sont satisfaisantes. Si les gens du ministère sont sincères dans leur démarche, les deux parties devraient y trouver leur compte.