Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Flambeau
cultureltrio
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Clairette s’éteint à l’âge de 89 ans

Yvan Fortin par Yvan Fortin
Voir tous les articles de Yvan Fortin
Article mis en ligne le 3 novembre 2008 à 9:05
Soyez le premier à commenter cet article
Clairette s’éteint à l’âge de 89 ans
Reconnue pour son sourire contagieux, sa rigueur au travail et son ensoleillé accent marseillais, Clairette aura indéniablement marqué le milieu artistique montréalais et québécois. On la voit ici (à gauche) à l’époque de la boîte à chansons Chez Clairette, en compagnie de sa sœur Danielle Oddera. (Photo: gracieuseté)
Clairette s’éteint à l’âge de 89 ans
La communauté artistique est en deuil. Clairette Oderra est décédée à l’âge de 89 ans, le mardi, 28 octobre, à 20 h, au CHLSD Le Royer à Anjou, des suites d’une longue maladie.
Celle qui était surnommée affectueusement « la Mère Supérieure », a connu une carrière artistique placée sous le signe de la durée et s’étalant sur sept décennies.

Elle a chanté pour la dernière fois sur scène le 7 juin au Théâtre Denise-Pelletier de Montréal. Quelque 850 personnes l’avaient ovationnée pendant plusieurs minutes.

Clairette a vécu toute sa vie pour la scène, son métier et le public qu’elle appelait « son boss ».

Cette femme, aux chauds accents du Midi, a débuté sa carrière au cinéma aux côtés de Raimu et Fernandel dans La Fille du Puisatier du grand cinéaste réputé Marcel Pagnol. C’est ce maître du septième art qui la baptisa « Clairette » en 1939, en lui disant : « On t’appellera encore Clairette dans 40 ans… ».

Née à Marseille en 1919, Clairette a été à l’origine de la carrière de plusieurs grandes figures de la chanson d’ici. Elle s’établit à Montréal en 1956. Par l’entremise de sa boite à chansons Chez Clairette, elle a contribué à l’émergence de plusieurs artistes québécois réputés, dont Sylvain Lelièvre, Diane Dufresne, Robert Charlebois, Claude Dubois, France Castel, Daniel Guérard, Jacques Antonin et Danielle Oddera. « Chez Clairette » était un endroit à la mode à l’époque de la Révolution tranquille. S’y produire était une sorte de consécration pour les artistes qui y étaient présentés. Clairette était aussi une habituée des émissions de variétés de télévision.

« Avec le décès de Clairette, un véritable monument de la chanson

québécoise s'éteint. Celle que ses pairs surnommaient affectueusement "la Mère Supérieure" a fait beaucoup pour la relève, mais aussi pour la métropole, qu'elle aimait profondément », a déclaré le maire de Montréal, Gérald Tremblay, par voie de communiqué. L’équipe du journal présente ses condoléances aux proches de la disparue dont sa sœur Danielle Oddera et son beau-frère Roberto Médile.

La dépouille mortelle a été exposée le samedi 1er et dimanche 2 novembre, au Salon Alfred Dallaire Mémoria du 4231 boulevard. Saint-Laurent (angle Rachel).

Le lieu des funérailles, initialement prévues en l’église Saint-Louis-de-France, a été changé. Elles se déroulent à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde (1085, rue de la Cathédrale), aujourd'hui, à 13 h.

Le cardinal Turcotte a tenu à célébrer cet office funéraire à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde un lieu que Clairette a fréquenté tout au long de sa vie.

Un chœur d’artistes, composé de tout ceux et celles qu’elle appelait tendrement ses « petits », a chanté Glory Alléluia l’amour est éternel à la fin de la cérémonie.

(Photo: gracieuseté)

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins