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Le Flambeau
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Ferrari California

Benoit Charette par Benoit Charette
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Article mis en ligne le 6 novembre 2008 à 12:33
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Ferrari California
Petite révolution Italienne
Sicile, Italie- La California est le premier coupé-cabriolet de la marque équipée d'un toit rigide escamotable, qui se replie, ou se déplie en 14 s. C’est aussi la première voiture de production de la marque (depuis la Dino en 1968) qui n’a pas de prédécesseur sur le marché et le premier modèle à moteur V8 frontal de l’histoire. Elle prendra la place du modèle d’entrée de gamme de la firme Italienne. Elle se veut sportive, mais aussi plus confortable et plus agréable à rouler au quotidien, une Ferrari de tous les jours. L’approche semble fonctionner car les deux premières années de production, soit 5 000 voitures sont déjà vendues et 60% de la clientèle ne provient pas de chez Ferrari. Le nom California se veut un clin d’œil au passé glorieux de la marque avec quelques notes bien senties dans sa ligne, mais ce nom fait aussi référence au plus grand marché de la compagnie, la Californie et le grand patron de la firme de Maranello, Luca di Montezemolo n’a pas manqué de le souligner devant un auditoire majoritairement composé d’Américains.
Un décapotable à toit rigide
Ferrari décrit sa California comme un décapotable à toit rigide et non comme un coupé-cabriolet question de se rapprocher des origines de la California, une authentique décapotable. Une chose est certaine, il s’agit de la dernière œuvre d’Andréa Pininfarina qui est décédé peu après avoir complété le design. L’équilibre des formes est impeccable et le nez relativement long permet d’installer le moteur en position centrale avant pour une meilleure répartition des masses. L’ouverture sur le capot est purement esthétique, mais offre le plus beau clin d’œil au modèle original de 1957.
Un intérieur modulable et confortable
Même si on associe la modularité aux fourgonnettes, Ferrari a voulu sa California plus conviviale grâce à un format 2+. Vous me demanderez 2+ quoi. Voilà la beauté de la chose, vous pouvez opter pour des strapontins arrière pouvant servir à initier de jeunes enfants aux plaisirs des voitures GT. Vous pouvez également choisir de laisser cet espace sans siège pour augmenter l’espace cargo ou encore un seul siège. Il y a même une trappe dans le coffre qui se prolonge aux places arrière pour les sacs de golf ou deux paires de skis, quand même. À l’avant, la planche de bord est sportive, mais plus raffinée que la 430. On retrouve les trois modes de conduite sur le volant qui offrent plusieurs possibilités de réglages combinés de la boîte de vitesse, de l'amortissement et du différentiel actif. Chose unique chez Ferrari, le volant et les sièges sont réglables électriquement et l’écran de navigation tactile ajoute une touche de luxe.
Au rythme du V8
Si le bloc-moteur est similaire à la 430, la California profite d’un alésage plus gros (pour le couple) et de la première injection directe (développer par Bosch) dans l’histoire de Ferrari. De cette manière, les émissions polluantes sont réduites à 305 g/km à comparer aux 345 g/km de la 430. Au chapitre des performances, vous obtenez 460 chevaux et 357 livres de couples avec des chants haut perchées capable de vous arracher une larme à 7 750 tours. La nouvelle boîte sept vitesses à double embrayage développé avec Getrag fait des miracles. Il faut uniquement 65 millisecondes pour changer de rapport et cette boîte fera partie à court terme de l’équipement de série de toutes les Ferrari. Pour les puristes, Ferrari offrira quelques mois après le lancement au printemps 2009, une boîte manuelle à six rapports qui selon l’aveu même de Ferrari ne dépassera pas 10% des ventes.
308 kilomètres plus tard
Le ciel orageux lors de notre arrivée en Sicile a fait place au ciel azur tropical le jour de notre essai. Ferrari a voulu faire de cette California, la sportive de tous les jours, capable des plus belles performances. Vous retrouvez donc deux caractères distincts. Pour la route qui mène au bureau ou la conduite plus relax d’un dimanche matin, vous appuyez simplement sur le bouton auto et vous allez progresser lentement, en douceur avec une suspension dessinée pour un meilleur confort grâce à sa suspension arrière multibras. En utilisant les palettes au volant en mode manuel, vous allez réveiller la cavalerie qui va bondir sous le capot. Sur quelques droits de l’Autostrada, mon collègue Paul Dean (Robb Report) et moi, avons pu monter en régime à près de 250 km/h sans jamais sentir d’essoufflement. Les freins en carbo-céramique de série sont capables d’endurer les pires abus. Une déception cependant au chapitre du train arrière multibras (une première chez Ferrari) qui est certes plus confortable, mais aussi plus sous-vireur. Dans les petits villages et les routes de montagnes, nous nous sommes surpris à remettre les gaz un peu tôt en sortant d’une courbe pour constater que le train arrière s’esquivait facilement. L’électronique en mode sport laisse beaucoup de liberté au pilote et il faudra être certain que les roues sont bien parallèles au bitume avant de remettre la sauce. C’est contrôlable, mais simplement un peu désagréable.
Conclusion
Le prix de base Européen est annoncé à 180 000 Euros, les Etats-Unis parle de 200 000$ et pas de chiffres officiel pour le Canada. Nous savons toutefois qu’il va s’agir du modèle le plus «abordable» de la famille. Ferrari ne semble pas connaître de crise et a réussi à aller chercher une nouvelle clientèle sans dénaturer son produit. Dommage que les deux prochaines années soient déjà vendues.
Forces
Belle avec et sans toit

Une boîte séquentielle démentielle

Un confort inégalé chez Ferrari

Un côté pratique au chapitre du rangement
Faiblesses
Un arrière-train léger

Faut-il mentionner le prix

Il faut absolument arrêté la voiture pour baisser ou monter le toit

Poids élevé
FICHE TECHNIQUE
Moteurs
V8 4,3 l DACT, 460 ch à 7750 tr/min

Couple 357 lb-pi à 5000 tr/min

Transmission séquentielle à 7 rapports

0-100 km/h 4,0 s

Vitesse maximale 310 km/h

Consommation (100 km) 13,1 l (donnée constructeur) (octane 94)

Émissions de CO2 305,6 g/km

Litre par an : 3200 l.

Coût par an : 4000$
Autres composantes
Sécurité active freins ABS, antipatinage

Suspension avant/arrière indépendante

Freins avant/arrière disques

Direction à crémaillère, assistée

Pneus P245/40ZR19 (av.), P285/40ZR19 (arr.)

Option pneus : P245/35ZR20 (av), P285/35ZR20 (arr)
Dimensions
Empattement 2670 mm

Longueur 4563 mm

Largeur 1902 mm

Hauteur 1308 mm

Poids 1735 kg

Diamètre de braquage 10,8 m

Coffre 240 l

Réservoir de carburant 78 l
Prix : plus de 200 000$
Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2008. Il anime également l’émission En Voiture tous les Samedis à 16 :00 sur les ondes du 98,5 FM de Montréal et le réseau Corus Québec ou via internet au www.985fm.ca

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Jean Pierre LeClerc

Commentaire mis en ligne le 7 novembre 2008
Fantastique

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