Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Flambeau
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Étude universitaire sur les graffitis

Le phénomène ne crée pas de sentiment d'insécurité dans MHM

Steve Caron par Steve Caron
Voir tous les articles de Steve Caron
Article mis en ligne le 11 novembre 2008 à 8:54
Soyez le premier à commenter cet article
Étude universitaire sur les graffitis
Plusieurs citoyens de l'arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve croient qu'il faut encadrer les jeunes pour leur permettre de s'exprimer autrement que sur les espaces public et privé par le biais des graffitis. (Photo : Régent Gosselin)
Étude universitaire sur les graffitis
Le phénomène ne crée pas de sentiment d'insécurité dans MHM
L'omniprésence de graffitis dans un quartier résidentiel peut créer un malaise chez certaines personnes, mais dans l'arrondissement, pas suffisamment pour que l'on parle d'un sentiment d'insécurité généralisé.
C'est ce que révèle une étude menée par Louis Jacob, professeur au département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), auprès de 375 personnes des quartiers Hochelaga, Maisonneuve, Mercier-Ouest et Mercier-Est pour l'organisme Y'a quelqu'un l'aut'bord du mur !

Pour valider les résultats obtenus au questionnaire, des groupes de discussion rassemblant des citoyens ont eu lieu, de même que des entretiens informels (vox pop) et diverses observations lors d'activités d'animation, de sensibilisation et de promotion se déroulant dans le quartier. L'étude est donc sérieuse et représentative.

Malgré la présence de graffitis, la vaste majorité des répondants ont affirmé qu'ils allaient demeurer dans le quartier (81 %). Ils s'y sentent bien et apprécient la chaleur humaine des gens.

Dans Hochelaga, sur une échelle de 0 à 10 (0 étant le plus faible et 10 le plus fort), les répondants estiment à 7 le sentiment d'appartenance, à 7,9 le sentiment de sécurité pendant le jour et à 6,1 ce même sentiment durant la nuit. Dans Maisonneuve, ces résultats sont respectivement de 6,7 – 8,7 – 6,7. Ils sont de 7 – 8,6 – 7,3 pour le secteur de Mercier-Ouest et de 7,1 – 8,5 – 7 dans Mercier-Est.

« C'est fantastique comme quartier, tout le monde se parle ici. Je suis bien fière d'habiter ici et je ne déménagerai pas. Je suis bien. J'aime mieux ça qu'un quartier où tout le monde te juge », a affirmé une citoyenne de Hochelaga.

Bien que la détérioration de la propriété privée apparaisse comme un problème, les répondants mettent plutôt l'accent sur le besoin qu'ont les jeunes de s'exprimer et sur la nécessité d'offrir des endroits légitimes pour le faire. Dans le cas des graffitis surgit alors la question de murs légaux.

Lors d'un des groupes de discussion, les gens ont reconnu qu'il y avait deux types de graffiteurs. « Il y a le délinquant qui n'a rien à faire et qui veut juste faire suer les gens en laissant sa marque et il y a l'artiste. C'est celui-là qu'il faut tenter de récupérer », souligne un citoyen.

La mise en place de murales artistiques est vue favorablement par une très grande majorité de répondants. Les muralistes qui ont travaillé dans Mercier-Est l'été dernier, dans le cadre du projet L'Envert du mur, ont été bien accueillis par les citoyens du quartier. Cette appréciation à l'égard du travail des muralistes ne peut être quantifiée, mais indiquerait de façon probante une attitude compréhensive largement répandue dans l'arrondissement.

L'étude de M. Jacob ne serait que la première étape d'une stratégie et d'actions préventives à mettre en place pour éviter les débordements et que les graffitis ne deviennent une source d'insécurité.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Fusillade dans le Vieux-Montréal: craignez-vous une hausse de la violence?
  • Oui
  • Non