Une pétition vient appuyer les demandes de la nouvelle « Coalition pour les 4000 emplois de l’est de l’île de Montréal ». Des gens d’affaires et des politiciens l’ont déjà signée. (Photo: Patrick Deschamps)
Petro Canada: une coalition pour régler le conflit
Un départ possible de la raffinerie n'est plus exclu
L'actuel conflit à Petro-Canada perturbe grandement les activités économiques de l'est de la métropole, d'où la naissance d'une toute nouvelle « Coalition pour les 4000 emplois de l'est de l'île de Montréal » réunissant des politiciens, organismes économiques, entrepreneurs et commerçants. Son mandat: trouver une solution au conflit avant le 15 décembre et ainsi assurer la pérennité de l'entreprise tout en sauvant les investissements et les emplois rattachés.
En conférence de presse, ce lundi matin, les membres de cet organisme sont venus expliquer l'importance de régler le conflit le plus rapidement possible. « Il y a un projet d’un milliard de dollars sur la table (NDLR: Petro-Canada prévoit la construction d’une usine de cokéfaction) et plus de 2000 emplois y sont rattachés. A-t-on les moyens, alors que nous vivons une grande incertitude économique, de laissez passer un tel projet ? Je ne pense pas. C’est pour cette raison que nous demandons une rencontre d’ici le 15 décembre avec les deux partis pour voir si on ne peut pas trouver un terrain d’entente », explique le président de la Coalition, Louis-Pierre Lafortune.
Pour soutenir cette demande de dernière minute, plus d’une vingtaine de gens d’affaires, de politiciens et d’entrepreneurs étaient présents aux côtés de M. Lafortune. « Nous n’avons pas de parti pris dans ce conflit, souligne Michel Tourangeau, vice-président de la Coalition. Nous pensons plutôt aux intérêts supérieurs de l’est de Montréal, de ses citoyens et travailleurs, de même que des entreprises qui y oeuvrent. C’est pour cette raison que nous demandons ces rencontres. »
Une pétition vient d’ailleurs appuyer les demandes de la Coalition, pétition sur laquelle on peut lire: « Nous demandons à Petro-Canada et au SCEP-FTQ de s’entendre le plus rapidement possible pour mettre fin au conflit de travail qui dure depuis exactement un an aujourd’hui et ainsi de donner suite à son projet de construction d’une nouvelle unité de traitement à son complexe industriel de Pointe-aux-Trembles. (…) Cet investissement de près d’un milliard de dollars représente 4000 emplois directs et indirects pour les 28 mois suivant le début des travaux. Il préservera les 400 emplois actuels et en ajoutera 650 directs et indirects. »
Départ possible ?
La Coalition tient à trouver un terrain d’entente entre les deux parties le plus rapidement possible, pour ainsi s’assurer du début de la construction de l’usine de cokéfaction, ce qui assurerait la pérennité de la raffinerie à Pointe-aux-Trembles.
Advenant qu’aucune entente ne survienne d’ici le 15 décembre, M. Lafortune souligne que la fermeture de la raffinerie serait une possibilité. « Si on ne s’entend pas, on retarde la construction du projet jusqu’au printemps. Et là, toutes les théories sont plausibles sur le dénouement du conflit, même celui de la fermeture de la raffinerie et de son déménagement ailleurs au Canada. Nous n’avons pas les moyens de perdre des emplois à 40 $ de l’heure actuellement. »