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L’Échelon (salarial) au cœur des préoccupations

Le centre de jour en grève

Philippe Beauchemin par Philippe Beauchemin
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Article mis en ligne le 3 décembre 2008 à 13:00
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L’Échelon (salarial) au cœur des préoccupations
Les salariés de la Maison l’Échelon sont en grève depuis le début du mois de novembre. Les services essentiels sont tout de même donnés à la clientèle de cet organisme. (Photo: Patrick Deschamps)
L’Échelon (salarial) au cœur des préoccupations
Le centre de jour en grève
En grève depuis le début novembre, les 80 employés de la Maison l’Échelon, un organisme intermédiaire en santé mentale présent dans l’est de Montréal, ont débuté une tournée des différents points de service, pancartes en main.
Le présent conflit de travail prive actuellement 450 usagers de l’Échelon. Tous les services offerts au centre de jour sont donc mis sur la glace, le temps de trouver un terrain d’entente entre les deux parties. « C’est malheureux, mais il est temps que l’employeur comprenne nos demandes. Cela fait deux ans que nous travaillions sans convention collective, il faut maintenant rectifier le tout et rapidement, pour le bien-être des usagers et des employés », laisse savoir Julie Pelletier, porte-parole des syndiqués en grève.

Les membres du syndicat réclament, principalement, un rattrapage salarial horaire de l’ordre de 4,5 % de même que la reconnaissance du travail des employés de nuit.

« Si on compare nos salaires avec ceux d’autres organismes du même type, on gagne 7 $ de l’heure de moins qu’eux. Pourtant, on s’occupe de cas similaires. »

L’employeur dit comprendre les revendications des salariés, mais insiste sur l’importance d’une bonne gestion des résidences. « Nous sommes un organisme sans but lucratif. Nos dépenses sont donc limitées à l’enveloppe budgétaire que l’on possède et aux contrats de services que nous avons avec les différents hôpitaux psychiatriques de Montréal, indique Pierre Auger, directeur des ressources humaines à l’Échelon. On comprend leurs revendications et on essaie de trouver une solution tout en tenant compte des budgets. »

Pour le syndicat, il est difficile de croire que l’employeur, ne puisse pas majorer leur salaire, alors que ce dernier « est en train de se construire un nouveau siège social et est propriétaire de plus d’une vingtaine de bâtiments », dont des foyers de groupe, des appartements supervisés, un centre de jour et un centre de crise. « M. Pierre Roy, l’administrateur principal, nous dit qu’il n’a pas assez de liquidités pour les employés. Nous, on lui répond que le béton, c’est bien bon, mais que le personnel est essentiel à la qualité des soins et des services offerts aux gens et aux familles aux prises avec des problèmes de santé mentale », laisse entendre Mme Pelletier.

Le directeur des ressources humaines tient à préciser que le nouveau siège social ne doit pas être vu comme une dépense injustifiée, car « il permettra des économies à la Maison l’Échelon. Il s’agit là d’un projet de partenariat avec l’Hôpital Louis-H.-Lafontaine ».
Services essentiels
La grève entraîne la fermeture du centre de jour, mais ne touchera pas les services des autres sites de la Maison l’Échelon.
Les services essentiels sont ainsi assurés et le conflit ne devrait pas causer problème à l’approche de la période des fêtes.

La Maison l’Échelon vient en aide à des adultes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Le syndicat des travailleurs et travailleuses de l’organisme représente 80 salariés.

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