Selon le président du Goupe Petra, Giuseppe Borsellino, il est de plus en plus difficile de se lancer en affaires de nos jours, notamment au Québec. Mais il croit que les chambres de commerce et les divers organismes économiques peuvent jouer un rôle sur le sujet en faisant des pressions sur le gouvernement.
(Photo : Patrick Deschamps)
Plus difficile pour les jeunes en affaires
Entrevue avec Giuseppe Borsellino
Le président du Goupe Petra, Giuseppe Borsellino, qui sera honoré comme Grand bâtisseur de Saint-Léonard, croit qu'il est maintenant plus difficile de faire des affaires au Québec.
L'homme d'affaires canado-italien évoque des changements de lois et des règlements plus restrictifs, notamment en environnement, pour justifier son affirmation. « Monter un projet est maintenant beaucoup plus long, ça coûte donc plus cher. Le risque financier devient aussi plus grand. »
Le groupe Petra a par ailleurs eu quelques difficultés avec le ministère de l'Environnement en 2005. L'entreprise avait dû démolir des constructions qu'elle avait amorcées sur le site d'un milieu humide, à Laval, et le restaurer parce qu'elle avait commencé les travaux avant la fin de l'étude environnementale.
Le rôle des chambres de commerce
M. Borsellino croit que les chambres de commerce et les divers organismes économiques peuvent jouer un rôle sur important de levier économique en faisant des pressions sur le gouvernement. Le président du Groupe Pétra est toutefois d'accord avec le fait que c'est surtout au niveau social que les chambres de commerces ont un rôle à jouer.
« Les organisations comme la CIBPA (association d'hommes d'affaires italo-canadiens) ou la CREC vous permettent de rencontrer des gens, de développer des relations d'affaires et amicales. C'est très important. Plus vous connaissez de gens, mieux vous pouvez réussir », explique-t-il.
Il doit d'ailleurs une grande partie de ses succès en affaires à ceux qui l'entourent. « J'ai toujours aimé mon travail, mais surtout j'ai eu de bons amis et une bonne famille. Il n'y a pas de prix pour ça. »
Bâtisseur de Saint-Léonard
Le président de Petra reste humble devant l'honneur qu'il recevra lors de la troisième édition du Gala Méritas de Saint-Léonard, alors qu'il sera nommé Grand bâtisseur. « Je ne m'attendais pas à ça. Ça fait plaisir et je suis surpris que tous ces gens aient pensé à moi », explique-t-il.
Malgré l'expansion de son entreprise dans toute la région métropolitaine, M. Borsellino demeure tout de même fidèle à ses racines dans l'arrondissement. « J'ai toujours été à Saint-Léonard depuis 1972. C'est une ville qui a beaucoup bougé. Il n'y avait rien, mais maintenant avec les Italo-canadiens, les Canadiens français et les nouveaux immigrants, c'est devenu très multiculturel. Ça donne une chaleur qu'on ne retrouve pas dans les autres villes. »
(Photo : Patrick Deschamps)