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Reconvertir la zone industrielle sud

Le nouveau défi du CLD de Montréal-Nord

Marie-Ève Courchesne par Marie-Ève Courchesne
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Article mis en ligne le 29 novembre 2006 à 21:49
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Reconvertir la zone industrielle sud
L'étude de la reconversion de la zone industrielle sud de Montréal-Nord a été confiée à un groupe de recherche dirigé par le professeur Yves Bélanger. (Photo : Patrick Deschamps)
Reconvertir la zone industrielle sud
Le nouveau défi du CLD de Montréal-Nord
Le Centre local de développement (CLD) de Montréal-Nord a lancé une vaste étude visant la reconversion de la zone industrielle sud de l'arrondissement. Une initiative qui fait suite à l'annonce du parachèvement de l'autoroute 25 et de l'aménagement d'une nouvelle gare pour le train de banlieue qui reliera Repentigny et Montréal.
C'est ce qu'a annoncé le président du CLD et conseiller municipal, James V. Infantino, lors d'une récente rencontre avec les gens d'affaires nord-montréalais. « Nous avons la vision de devenir un modèle pour le Montréal métropolitain », a affirmé M. Infantino, tout en ajoutant que le tout serait réalisé dans une perspective économique durable.

La zone industrielle sud comprend environ 700 des quelque 2000 entreprises que compte Montréal-Nord.

« Il y a l'émergence de nouvelles pratiques et de nouveaux donneurs d'ordre, alors, aujourd'hui, on doit faire du rattrapage », a affirmé le professeur Yves Bélanger, qui dirige le Groupe de recherche sur la reconversion industrielle (GRRI) de l'Université du Québec à Montréal, à qui on a confié la formulation du plan d'action et l'identification des mesures d'action de la reconversion de la zone industrielle. Le tout devrait prendre, selon les estimations de l'universitaire, environ deux ans et demi.

« On doit se démarquer, miser sur un créneau et bâtir autour », a expliqué M. Bélanger, tout en mentionnant que le plan devait être crédible et tenir compte de ce qui existe déjà dans l'arrondissement, pour composer avec son image et ses contraintes.

Quatre objectifs ont été ciblés : adapter le positionnement aux contraintes économiques issues de la mondialisation, adopter des stratégies contribuant à la redynamisation, créer un concept démarquant le territoire et sa mission économique et mettre de l'avant des orientations visant à aider l'image de l'arrondissement.

L'un des principaux défis de cette reconversion est, qu'à toute fin pratique, on ne compte plus un terrain de disponible dans l'arrondissement. Par ailleurs, sur trois reconversions qui sont tentées, une seule réussit réellement.

« Ce n'est pas une mauvaise nouvelle, a affirmé Yves Bélanger, se voulant ainsi rassurant. Quand on parle de reconversion, ça tient à un élément déclencheur, habituellement à une fermeture d'usines. On a ainsi l'occasion de revoir nos assises économiques, de réfléchir. Ici, on ne vit pas d'angoisse comme à Asbestos, où la MRC tient à 32 entreprises pour faire sa relance économique. Il y en a qui sont pas mal plus pires que vous. Vous partez avec des atouts que beaucoup vous envient. »

M. Bélanger a procédé à la reconversion de plusieurs zones industrielles, dont celle de Sorel, qui depuis sa fondation, au 17e siècle, a eu trois reconversions, dont la dernière, entamée dans les années 90, n'est pas encore terminée. « Une reconversion ne se fait pas en deux ans. C'est un processus qui est long. Mais pour être viable économiquement et politiquement, elle doit donner des résultats dans des horizons raisonnables », prévient M. Bélanger. Le processus de reconversion de la zone industrielle sud sera d'ailleurs entamé dès cet automne avec des consultations.

Le professeur d'université ajoute que l'opération ne pourra être un succès sans l'apport actif du milieu, que ce soit les gens d'affaires ou du gouvernement. « Si on n’a pas l'appui du gouvernement supérieur, on va frapper un mur pour le financement. »

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(Photo : Patrick Deschamps)

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