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Danser avec les Beatles à Las Vegas

Marie-Ève Courchesne par Marie-Ève Courchesne
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Article mis en ligne le 3 janvier 2007 à 13:42
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Danser avec les Beatles à Las Vegas
Marie-Ève Quilicot dans une des scènes de Love du Cirque du Soleil. (Photo : gracieuseté – Thomas Muscionico/Cirque du Soleil)
Danser avec les Beatles à Las Vegas
Deux fois par jour, Marie-Ève Quilicot exécute ses pas de danse devant plus de 2000 spectateurs, se déhanchant avec quinze autres danseurs au rythme de la musique des Beatles, dans le spectacle Love, présenté par le Cirque du Soleil à Las Vegas.
Rencontrée à la résidence de ses parents à Pointe-aux-Trembles, lors de ses récentes vacances, Marie-Ève Quilicot est petite et délicate, mais elle dégage une joie de vivre contagieuse. Âgée de 24 ans et détentrice d'un baccalauréat en danse, elle danse depuis l’âge de trois ans et a déjà travaillé avec les grands chorégraphes de la scène montréalaise, tels que Ginette Laurin et Dave St-Pierre.

C’est justement après avoir l’avoir vu danser dans l’une des productions de Dave St-Pierre que des gens du Cirque du Soleil l’ont approchée. « Au début, j’ai refusé, avoue-t-elle. Et puis, j’ai eu peur de regretter un jour. »

La danseuse a donc signé un contrat de deux ans avec le Cirque. Durant la création de Love, à Montréal, elle a fait la rencontre de son copain, un acteur argentin avec qui elle vit aujourd'hui à Vegas. « Il est un des quatre gars qui sont là druant tout le spectacle. Ils sont le fil conducteur du spectacle », mentionne-t-elle.

Depuis la première en juin 2006, Marie-Ève a dansé pendant plus de 230 représentations. Les danseurs occupent une grande place dans la mégaproduction qui a déjà fait couler beaucoup d’encre et attirer des milliers de spectateurs. « Nous, les danseurs, portons une grosse charge du spectacle. Sur les 90 minutes qu’il dure, nous y sommes entre 60 et 70 minutes. »

Ils ne sont que 16 danseurs, mais exécutent plusieurs chorégraphies et les changements de costumes sont nombreux. « On a tous un rôle, avec des caractéristiques. Mon personnage est inspiré de Brigitte Bardot. Elle est frivole, ''de party''. Elle flirte avec tous les gars. »

Toute une expérience, qui est à la fois éreintante et enrichissante. « Je commence juste à vivre, explique-t-elle. Au début, c’était très fatigant. On y est allé graduellement. À présent, nous présentons deux shows par jour. C’est devenu plus routinier, mais un spectacle, c’est fragile, on doit le garder vivant. Le public n’est jamais le même. Il y a aussi toujours des modifications aux chorégraphies, à cause des blessures. »

Comme la jeune interprète l’explique, danser dans une production comme Love, ce n’est pas la même réalité que les spectacles qu'elle a auparavant présentés. « Ici, tu danses devant 2000 personnes, deux fois par jour. À Montréal, tu travailles pour faire quatre représentations en espérant le présenter plus longtemps. Aussi, habituellement, je travaille pour plusieurs chorégraphes à la fois. »

Après Love, Marie-Ève compte bien retourner à la danse contemporaine. « Mon côté chorégraphe va se développer, j’ai besoin de prendre de l’assurance. Mais une chose est certaine, je vais toujours être près de la scène. »

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