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Un Léonardois médecin et historien

Mariève Tremblay par Mariève Tremblay
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Article mis en ligne le 1 février 2007 à 14:54
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Un Léonardois médecin et historien
L'histoire de la médecine n'a plus beaucoup de secrets pour le médecin léonardois, Marcel J. Rheault. Si son curriculum vitae de chirurgien compte plus de 32 pages, celui relatant son expérience en tant qu'historien est tout autant impressionnant. Il vient d'ailleurs de publier son deuxième livre, Médecin et Patriotes, portant sur le rôle des médecins et patriotes lors des rébellions de 1837 et 1838.
« Ayant été moi-même chirurgien, l'histoire des médecins me passionne. Lorsque j'ai pris ma retraite, je suis retourné faire ma maîtrise en histoire à l'Université de Montréal. Au moment de faire mon mémoire, je me suis intéressé à l'influence des chirurgiens-barbiers et des chirurgiens militaires sur la santé des Montréalais de 1642 à 1760 », explique M. Rheault.

Au cours de ses recherches, le médecin a amassé une mine d'informations impressionnantes et s'est lancé dans l'écriture de son premier livre portant sur la médecine en Nouvelle-France. Peu de temps après la parution de ce livre, le Dr. Rheault s'est mis à l'écriture d'une suite, parue en novembre dernier.

« Mes recherches m'ont permis de découvrir qu'une centaine de médecins avaient participé de façon active à ces deux rébellions. À l'époque, sur les 50 députés en Chambre, on trouvait au moins une quinzaine de médecins. Plusieurs chirurgiens, dont le Dr. Robert Nelson, reconnu comme un chef de file des patriotes, ont travaillé à l'Hôtel-Dieu de Montréal. C'est d'ailleurs le premier chirurgien en Amérique à avoir pratiqué une laparotomie, soit l'ouverture de l'abdomen », souligne-t-il.

C'est à travers les documents de l'époque comme les actes de mariage, de baptême et de sépulture que le Dr. Rheault a réussi à recenser plus d'une centaine de personnes exerçant le métier de chirurgien.
Évolution rapide
D'après Marcel Rheault, la médecine est devenue une science véritable à partir de 1846, date où a été utilisée pour la première fois l'anesthésie chirurgicale par inhalation de vapeur d'éther. « L'asepsie a aussi grandement aidé au développement de la pratique. Malgré tout, ce sont les guerres qui l'ont fait avancer le plus rapidement, alors que les chirurgiens devaient transporter les patients hors du champ de bataille avant de commencer à opérer », souligne-t-il.
À peine son dernier livre publié, l'auteur léonardois a déjà entamé des démarches pour la publication d'un troisième livre, cette fois, sur l'enseignement de la médecine au 19 e siècle. « C'est un sujet qui a soulevé énormément de batailles à cette époque, entre autres, parce que Laval n'était pas très enthousiaste à l'idée que Montréal ait aussi son université. Encore une fois, j'ai énormément d'information sur le sujet, alors, l'écriture devrait se faire assez rapidement », confie l'écrivain.

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