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L’eldorado de Patrick Watson

Philippe Beauchemin par Philippe Beauchemin
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Article mis en ligne le 7 février 2007 à 15:46
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Close to Paradise. (Secret City Records)">L’eldorado de Patrick Watson
Patrick Watson, Close to Paradise. (Secret City Records)
L’eldorado de Patrick Watson
On l’a vu à « Tout le monde en parle », on l’entend sur les radios universitaires et indépendantes de Montréal et voilà qu’il est notre découverte du mois. Que les plus grands honneurs pour Patrick Watson !
Il est la nouvelle coqueluche du Montréal musical. Depuis la sortie de son premier disque au titre de Close to Paradise, Patrick Watson semble volé sur un nuage. La critique ne tarit plus d'éloges à son endroit, ses admirateurs sont de plus en plus nombreux et les ventes augmentent de son disque sans arrêt.

Il est donc grand temps pour vous de connaître un peu mieux celui à qui l’on prédit déjà une brillante carrière internationale.

Patrick Watson est né en Californie en 1979, mais c’est au Québec qu’il a grandi. Dès l’âge de sept ans, il chantait dans les chorales d’églises, tout en apprenant le piano classique. De plus, avant même d’avoir dix ans, il composait ses premières pièces musicales, assurant lui-même les arrangements !

Adolescent, c’est la musique ska qui l’attire. Il donne à cette époque ses premiers concerts. Finalement, il délaisse cette forme de musique pour se consacrer à trouver « son style » musical.

Viennent par la suite quelques projets expérimentaux et, finalement, un premier disque, paru l’automne dernier, Close to Paradise.

À l’écoute de ce disque, on pense tout de suite à Jeff Buckley. Pas pour les arrangements, mais pour la voix. Cette même tonalité lyrique, ce même goût pour la note « étirée ». Jeff Buckley avait un registre vocal plus grand, mais M. Watson a tout de même une étendue tonique au-dessus de la moyenne, et il l’utilise à juste escient.

Côté musical, Patrick Watson ne s’impose aucune limite. Tantôt accompagné d’un chœur vocal ou d’un orchestre symphonique, tantôt seul au piano, l’artiste mélange les styles avec une aisance déconcertante. Là réside son véritable talent.

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