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L’Histoire de l’oie lance son dernier cri pour la fondation du docteur Julien

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 21 mars 2007 à 14:17
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L’Histoire de l’oie lance son dernier cri pour la fondation du docteur Julien
L’Histoire de l’oie lance son dernier cri pour la fondation du docteur Julien
Le 29 mars prochain, le théâtre Les Deux Mondes consacrera les recettes de la dernière représentation du spectacle L’Histoire de l’oie à la Fondation pour la promotion de la pédiatrie sociale du Dr Julien, née dans Hochelaga-Maisonneuve.

R:«Au lieu de faire une fête entre nous pour souligner la dernière du spectacle, nous avons eu envie de faire quelque chose de plus utile. Nous associer à une œuvre comme celle du Dr Julien, quand on sait les besoins immenses d’un tel organisme qui vit sans subventions, nous est apparu un choix logique», déclare Daniel Meilleur, codirecteur artistique du théâtre.

L’Histoire de l’oie a une certaine parenté avec la réalité de plusieurs enfants en difficulté que le Dr Gilles Julien prend sous son aile, dans Hochelaga-Maisonneuve et Côte-des-Neiges. Elle aborde l’enfance maltraitée à travers le regard de l’oie qui découvre la vie du petit Maurice.

En 1991, lorsque Michel Robidoux, Daniel Castonguay, Michel-Marc Bouchard et Daniel Meilleur décident de créer le spectacle, le thème de la violence aux enfants est encore tabou. «Nous avions l’idée d’adapter le conte Peau d’âne de Perrault pour la scène. Nous nous sommes mis à parler de nos jeunes années et nous nous sommes découvert des souvenirs plus ou moins heureux. Nous avons alors décidé de travailler sur notre enfance dans les années 50», raconte Daniel Meilleur.

Le spectacle né de cette réflexion a connu un succès considérable, qui a débuté à Lyon, en France. Depuis, cette histoire d’amour qui touche tous les publics a fait le tour du monde. Elle a fait l’objet de 547 représentations offertes en quatre langues dans une quinzaine de pays et a été couronnée de plusieurs prix.

Le théâtre Les Deux Mondes a décidé de tirer le rideau le 8 mars dernier sur ce spectacle, qui «a désormais sa propre vie», indique Daniel Meilleur. La troupe présentera une dernière fois la pièce le jeudi 29 mars à la maison de la culture Frontenac, l’après-midi, pour les écoles du quartier, et le soir, dans le cadre d’une soirée-bénéfice placée sous la présidence d’honneur de la journaliste Madeleine Poulin.

La Caisse d’économie solidaire Desjardins et le ministère de la Culture et des Communications prennent en charge les frais reliés à la présentation de la soirée, de sorte que la totalité des sommes recueillies sera versée à la fondation du Dr Julien. À 125 $ du billet, c’est près de 40 000 $ qu’on espère ainsi réunir pour la cause des enfants en difficulté. Une centaine de billets ont déjà trouvé preneur.

L’Histoire de l’oie ne mourra pas pour autant. Le spectacle continuera à être joué par d’autres troupes. Les magnifiques décors trouveront refuge dans la maison de campagne d’un des techniciens du théâtre, dans les Cantons-de-l’est, en attendant d’être éventuellement ressortis de leur boîte. De son côté, le théâtre Les Deux Mondes travaille sur un autre spectacle, La Croisée des mots, qui sera présenté en mai prochain à la Maison Théâtre dans le cadre du festival Les P’tits Bonheurs.

La Fondation pour la promotion de la pédiatrie sociale a été créée en février 2005 dans le but d’assurer une meilleure défense des droits des enfants des milieux défavorisés . Elle soutient particulièrement les deux organismes dirigés par Gilles Julien, soit Assistance d’enfants en difficulté (AED), dans Hochelaga-Maisonneuve, et le Centre de services préventifs à l’enfance (CSPE), dans Côte-des-Neiges.
Le spectacle dans le cadre de la soirée-bénéfice pour la FPPS sera présenté le jeudi 29 mars à 20 h à la maison de la culture Frontenac. Un billet: 125$, une paire de billets: 200$. Réservations: 514 593-4417 poste 0.
Le spectacle traite de la transmission de la violence à travers les générations.
(Photo"> Courtoisie)

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