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Irénée-Lussier, une école ouverte sur son milieu

Steve Caron par Steve Caron
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Article mis en ligne le 29 mars 2007 à 15:27
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Irénée-Lussier, une école ouverte sur son milieu
Lors de leur passage à l'école Irénée-Lussier, pour une séance du conseil, les commissaires scolaires de la CSDM ont eu l'occasion d'assister à une présentation du directeur de l'école, Pierre Dionne (au centre), sur les partenariats favorisant la réussite des élèves dans les écoles spécialisées. (Photo : Daniel Marchand)
Irénée-Lussier, une école ouverte sur son milieu
Alors que certaines écoles connaissent une baisse de leur nombre d'élèves, d'autres s'en tirent plutôt bien, notamment, l'école Irénée-Lussier de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).
L'établissement scolaire de la rue Hochelaga accueille actuellement 213 élèves et l'an prochain, ce nombre passera à 240. Pour répondre à la demande, l'ex-école Le Caron, dans le quartier de Tétreaultville, sera transformée en annexe d'Irénée-Lussier.

La clientèle étudiante d'Irénée-Lussier est formée principalement d'élèves de 13 à 21 ans présentant une déficience intellectuelle légère, moyenne, sévère ou profonde. Des élèves provenant de classes d'accueil ou régulières cohabitent également à l'intérieur de l'école.

« Nous sommes une école spécialisée, mais cette mixité de clientèles donne une couleur particulière à notre école. C'est très enrichissant et il se crée des liens très intéressants entre les jeunes », confie Pierre Dionne, directeur de l'école Irénée-Lussier.

Pour fonctionner rondement, l'école a créé plusieurs partenariats avec son milieu. Les parents, les centres de réadaptation, les centres de santé et de services sociaux (CSSS) et la communauté d'accueil sont tous mis à contribution pour favoriser l'intégration des élèves. Tous ces partenariats demandent un effort de coordination et de concertation pour que le plan d'intervention soit adapté aux besoins de l'élève et au souhait de ses parents.

« Par exemple, certains parents nous demandent d'axer nos interventions sur l'autonomie des jeunes et d'autres sur leur capacité de communiquer, explique M. Dionne. Selon le choix des parents, qui peut être divers, les interventions sont différentes. C'est pourquoi nos interventions sont toujours faites en tenant compte de leurs préoccupations et objectifs. »

De nombreux spécialistes gravitent autour des jeunes : enseignants, éducateurs spécialisés, infirmière, travailleuse sociale, psychologue, préposés aux élèves handicapés, et plus encore. Ces gens sont de véritables passionnés et ils n'hésitent pas à consacrer beaucoup de temps à la réussite des jeunes.

« Ils ont fait un vrai miracle avec mon fils souffrant d'une déficience intellectuelle. Depuis qu'il fréquente cette école, d'énormes progrès ont été enregistrés. Il est maintenant en mesure de se déplacer seul en métro, ce qu'il n'avait jamais réussi à faire auparavant. C'est toute une victoire pour mon fils », note une mère de famille.

Et ceci n'est qu'un cas parmi tant d'autres. Certains parviennent à communiquer, à faire leurs emplettes seul, à socialiser, à interagir, etc. Côtoyer ces jeunes est une source d'inspiration. Ils sont des exemples que plusieurs devraient suivre.

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