Mieux utiliser le Guide alimentaire canadien
Une demi-tasse de jus d'orange équivaut à une portion de fruits et légumes, alors qu'une tasse de lait représente une portion de produits laitiers. Une tranche de pain, constitue une portion de produits céréaliers et trois quarts de tasse de légumineuses cuites sont nécessaires à l'obtention d'une portion de viandes et substituts. Intégrer quotidiennement les portions recommandées par le Guide alimentaire canadien (GAC) peut paraître compliqué, mais selon la technicienne en diététique, Marie-France Coulombe, il suffit de quelque temps pour apprendre à bien l'utiliser.
« En fait, les portions sont déterminées selon les nutriments que fournit chaque aliment. Au départ, il ne faut pas chercher à respecter à la lettre tout ce que dit le guide. L'important, c'est d'arriver à intégrer les quatre groupes alimentaires », souligne-t-elle.
Pour y arriver, il n'y a pas de truc miracle: il faut simplement adopter de saines habitudes alimentaires. « Le truc, c'est d'y aller doucement et ne pas chercher à tout changer en même temps. C'est comme quand quelqu'un veut courir dix kilomètres. S'il a de la misère à marcher sans être essoufflé, il n'y arrivera probablement pas », explique Mme Coulombe.
Problème d'accessibilité
Le GAC, c'est avant tout un outil pour aider le consommateur à faire de bons choix alimentaires. Mais, selon Marie-France Coulombe, cet outil manque de visibilité. « Comment peut-on bien le comprendre si on n’en possède pas de copie? J'ai tenté d'en commander des copies et cela a pris plus de trois semaines pour le recevoir. Bien des gens ne feront pas cet effort pour s'en procurer un exemplaire », avoue-t-elle.
Selon elle, il serait primordial de faire connaître le guide alimentaire et son fonctionnement. « On pourrait en laisser des piles dans les épiceries ou en envoyer par la poste, par exemple. Dès qu'on a fait le tour du GAC, c'est assez facile de l'utiliser de la bonne manière », précise Mme Coulombe.