Bernard Bigras était le conférencier invité du déjeuner-causerie de la députée Francine Lalonde. (Photo : Patrick Deschamps)
Francine Lalonde reçoit Bernard Bigras
Lors du dernier déjeuner-causerie de la députée de La Pointe-de-l’Île, Francine Lalonde, c’est le porte-parole du Bloc québécois en matière d’environnement, Bernard Bigras, qui était le conférencier invité.
Le député de Rosemont/La Petite-Patrie a tout d’abord dressé un bilan des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Canada. « Depuis 1990, les émissions de GES ont augmenté de 27 $ au Canada. Par contre, ce bilan est variable d’une province à l’autre. Par exemple, le Québec n’a haussé ses émissions que de 6 %, alors que l’Alberta les a augmentées de 42 % et la Colombie-Britannique de 30 % », précise-t-il.
Selon lui, le Québec doit pouvoir présenter son propre bilan et son propre plan, tant au plan national qu’international : « Le Québec a beau vouloir parler sur la scène internationale pour présenter son bilan ou ses efforts en matière environnementale, le Canada refuse chaque fois. Ceci prouve encore une fois que la souveraineté est encore plus pertinente que jamais. »
Afin de respecter les objectifs du protocole de Kyoto, le porte-parole du Bloc québécois en matière d’environnement propose une approche territoriale. « L’approche sectorielle proposée par les conservateurs est inéquitable, particulièrement envers le Québec. Par exemple, le secteur industriel a diminué ses émissions de GES de 7 % depuis 1990, alors que le reste du Canada les a augmentées de 20 %. Pourquoi pénaliser les bons choix qu’a faits le Québec depuis toutes ces années? »
Instigatrice du déjeuner-causerie, Francine Lalonde s’est dite très satisfaite de la venue de son collègue. « Il a développé une grande expertise en matière d’environnement », a-t-elle souligné.