Scène politique fédérale
Budget fédéral : la défense du consensus québécois
En appuyant le budget du ministre des Finances, Jim Flaherty, la députée de La Pointe-de-l’Île, Francine Lalonde, estime que le Bloc québécois a permis la matérialisation du consensus politique québécois.
Francine Lalonde soutient que le travail entrepris par les souverainistes dans l’espoir d’éliminer le déséquilibre fiscal produit maintenant ses premiers résultats concrets : « Ce sont les Québecois qui bénéficieront des progrès réalisés. C’est pourquoi nous avons voté en faveur du budget fédéral 2007-2008. »
La députée déplore cependant que le premier ministre Stephen Harper n’ait pas rempli sa promesse d’éliminer entièrement le déséquilibre fiscal, notamment par le biais de transfert de points d’impôt ou de la TPS au profit des provinces. « La solution dont le Québec a besoin passe par un nouveau partage des champs fiscaux, de façon à augmenter ses revenus autonomes qui donneront au Québec plus de marge de manœuvre, en plus de le protéger des compressions unilatérales du gouvernement fédéral », explique Francine Lalonde.
Pour un fonds d’aide aux organismes
Le candidat à l’investiture du Bloc québécois dans La Pointe-de-l’Île, Richard Leboeuf-McGregor, s’est engagé, s’il est élu, à verser le tiers de son salaire de député à un fonds d’aide aux organismes et organisations communautaires de la circonscription.
Selon lui, un tel fonds aurait permis le versement d’une aide d’urgence à la maison de jeunes pointelière Jeunes en mouvement, qui a fermé temporairement ses portes à la fin de l’année 2006. « Avec ce type d’aide financière, la fermeture aurait pu être évitée, ou du moins retardée le temps de trouver de nouvelles sources de financement », estime-t-il.
Richard Leboeuf-McGregor soutient que les députés ont le pouvoir et les moyens de changer les choses pour leur population : « Les élus ne doivent plus se contenter de saupoudrer des chèques de 25 $ à gauche et à droite. Ce fonds sera pour moi l’occasion d’exercer un style nouveau de leadership et de définir une nouvelle sorte de contrat social en incitant les entreprises à redonner à la population en y contribuant financièrement. »