Une chanson pour aider les greffés
Roffann Normandin, le président et fondateur de la Fondation Roffann pour un don d’organes et de tissus humains, a lancé la chanson Sarah, en hommage au médecin Sarah Bellemare, chirurgienne hépatologue ayant pratiqué l’opération qui lui a permis de vivre. « C’est un hommage au travail de Sarah et à tout le personnel médical », a-t-il expliqué.
M. Normandin a survécu à trois greffes du foie, une méningite, une perforation intestinale et à sept infections de la bactérie C. difficile. « L’hôpital a été un second chez-nous. J’avais un pied dans la vie et un pied dans la mort. On a l’énergie en soi pour vivre. Je n’ai jamais pensé mourir », a révélé M. Normandin.
Jusqu’en 1999, le président de la Fondation Roffann a mené une vie bouillonnante d’activités. Il a notamment été président de l’Association des commerçants professionnels du Centre-Sud, directeur artistique du Mondial de la bière, organisateur du Festival traditionnel de la chanson québécoise et propriétaire d’une salle de spectacles.
Après la période de convalescence relative à sa troisième greffe du foie, M. Normandin a mis sur pied, en 2005, une fondation visant à soutenir les personnes dont l’état de santé exige un don d’organes ou de tissus humains.
« Les gens greffés sont dépressifs parce que souvent, ils perdent tout ce qu’ils ont et ils pensent que leur vie est finie. Moi, je veux leur donner de l’espoir et comme je l’ai déjà vécu, je peux les sécuriser. Ils ont juste besoin d’être rassuré », a-t-il raconté.
La chanson Sarah permettra à la fondation d’amasser des fonds, puisque pour chaque exemplaire vendu, deux dollars seront versés à l’organisme sans but lucratif. Par l’entremise de sa fondation, M. Normandin entend sensibiliser les gens à l’importance du don d’organes. « Il y a toujours des gens autour de nous qui sont touchés et qui ont besoin d’un don d’organes. On ne sait jamais à qui cela peut arriver », a-t-il mentionné.
Le président de la fondation aimerait aussi que les élus reconnaissent le bien-fondé du consentement présumé. « Dans plusieurs pays européens, les organes fonctionnels sont prélevés automatiquement sur une personne décédée, sauf si les gens ont signifié à l’avance qu’ils s’opposent au don d’organes. Le consentement présumé a permis de tripler le don d’organes », a-t-il indiqué.
En plus de se consacrer à la fondation, M. Normandin travaille présentement à l’écriture d’un album. « Je veux aller de l’avant et faire des choses constructives. C’est important d’avoir des projets dans la vie et d’y croire », a-t-il confié.
La chanson Sarah est disponible au Salon Donald Proulx, situé au 6092, rue Sherbrooke Est, et au restaurant L’Adresse, situé au 6060, rue Sherbrooke Est.
(Photo: Patrick Deschamps)