Pierre Desnoyers, promoteurs des Lofts de la biscuiterie, montre la disposition des futurs lofts sur les plans d'architecte.
(Photo: Régent Gosselin)
Les Lofts de la biscuiterie sortiront bientôt du four
Les promoteurs s'attaquent à la deuxième phase du projet des Lofts de la biscuiterie. Les 70 appartements qui seront aménagés dans la partie la plus récente de l'usine offriront beaucoup d'espace : En moyenne 1190 pi2 pour environ 170 000 $, un prix très compétitif sur le marché.
C'est entre ces murs, dans ce bâtiment de quatre étages situé au coin des rues Viau et Ontario, qu'il n'y a pas si longtemps, l'on fabriquait les fameux Whippet et autres biscuits sucrés. Les lignes d'emballage et les fours ne sont plus que des souvenirs. Seule trace du passé, à l'entrée du bâtiment, une imposante balance à cadran rappelle le temps où l'on pesait les lourds sacs de farine et de sucre pour concocter les recettes des célèbres biscuits.
À la différence de l'autre partie du bâtiment, plus ancienne, où les 180 condos-lofts seront livrés en juin prochain, on ne bénéficie pas du cachet de la brique et des vieilles poutres de bois. La facture est résolument plus moderne et privilégie le béton et le verre. Le dégagement spectaculaire entre les colonnes a permis aux promoteurs de concevoir des espaces aux vastes dégagements dans ce bâtiment d'inspiration Art déco qui date du début des années 50.
60 % de moins de 35 ans
Les promoteurs Pierre Desnoyers et Jacques Plante tireront profit de ces caractéristiques pour aménager 23 lofts de 730 à 1810 pi2 sous des plafonds de 11 à 13 pieds, dans le style new-yorkais, dont 16 unités avec terrasses sur le toit. Deux luxueux penthouses, qui ont déjà trouvé preneur, s'y ajouteront. Les appartements se détaillent en moyenne à 153 $ le pi2, une véritable aubaine sur le marché montréalais, où la taille moyenne des lofts tourne autour de 600 pi2 pour un prix nettement plus élevé.
«Nous visons une clientèle de couples et de gens seuls qui ont le goût de s'éclater dans leur logement et qui ne sont pas attirés par la formule du condo sans âme», déclare Pierre Desnoyers. Un tiers des unités est déjà réservé, selon le promoteur.
Afin d'utiliser au mieux les caractéristiques du bâtiment, les logements sont aménagés tout en longueur. Les espaces à l'avant bénéficient de lumière naturelle grâce à des fenêtres agrandies presque à hauteur de sol. Les lofteurs profiteront d'une terrasse commune sur le toit avec barbecue avec vue sur le Stade olympique, le mont Royal et le centre-ville de Montréal. La livraison des premières unités est prévue pour l'automne 2007.
Quatre cents nouveaux ménages
Du côté ouest de la rue Viau, les anciens bâtiments administratifs désaffectés laisseront place à deux autres projets. La Société d'habitation populaire de l'est de Montréal (SHAPEM) construira un immeuble locatif de 70 unités, principalement destiné à des ménages avec enfants. Le promoteur Samcon aménagera quant à lui 56 condos dans le projet Bourg Viau, dont la mise en chantier est prévue pour l'automne 2007.
«À la fin du projet, ce seront plus de 400 nouveaux ménages qui se seront ajoutés dans le secteur», précise M. Desnoyers. L'arrondissement souhaitait au départ conserver la vocation industrielle des bâtiments. Les promoteurs ont donc tenté dans un premier temps de le mettre sur le marché sous forme d'espaces multilocatifs.
Toutefois, devant la difficulté à réaliser le projet et le manque d'intérêt manifesté par les entreprises, en raison de la vétusté des locaux, les promoteurs ont reçu le feu vert pour aller de l'avant avec un projet résidentiel. En moins de deux ans, des investissements de l'ordre de 40 M$ auront contribué à revitaliser l'ancien quartier ouvrier, témoin du passé industriel d'Hochelaga-Maisonneuve.
(Photo: Régent Gosselin)