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Reines du pétrole

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 25 avril 2007 à 8:14
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Reines du pétrole
Jolies et féminines, Karine Guilmain et Caroline Carrière ont choisi de faire leur marque dans un milieu encore majoritairement masculin. Chapeau RG_0152.JPG (Photo: Régent Gosselin)
Reines du pétrole
Karine était traductrice, Caroline audioprothésiste. Un jour, les deux jeunes femmes ont décidé de changer radicalement de carrière pour se tourner vers le secteur de la pétrochimie. Un choix osé qu'elles assument à 100 %. Leur audace et leur persévérance leur valent de se classer parmi les finalistes du concours Chapeau, les filles édition 2007.
Caroline Carrière a obtenu son diplôme de l'Institut de chimie et de pétrochimie (ICP) en novembre dernier. Après avoir essayé différents postes dans l'industrie des cosmétiques et du plastique, elle a trouvé son bonheur avec un emploi d'opératrice dans une raffinerie de Montréal-Est. Un choix qui peut surprendre de la part de cette jolie jeune femme, féminine jusqu'au bout des ongles. «Toute petite, je faisais déjà des mélanges avec les produits chimiques. J'ai toujours aimé les expériences», déclare-t-elle. Il lui faudra pourtant plusieurs années pour assumer cette vocation. Elle commence par une formation d'audioprothésiste avant de rejoindre son père dans l'entreprise familiale en dessin de structure d'acier. Finalement, sur les conseils d'un cousin, elle s'intéresse au secteur de la pétrochimie.

«Dans mon travail, j'aime le fait qu'on doive se creuser les méninges. Ce n'est pas uniquement un job de bras. Quand il y a un problème, on doit trouver une solution et cela presse !», indique-t-elle. Une vanne qui se coince, un réservoir qui continue à se remplir alors qu'il devrait être vide : il faut souvent faire appel au système D !
Combiner le manuel et l'intellectuel
Durant ses études, Karine Guilmain a passé plusieurs étés dans la raffinerie où travaillait son père. Elle n'avait toutefois jamais imaginé en faire un jour sa profession. Après un bac en traduction, elle travaille pendant cinq ans pour le gouvernement fédéral avant de se rendre compte que son emploi ne la comble pas.
«Je le faisais sans passion. Je me servais juste de ma tête. Je savais qu'il me manquait quelque chose», raconte-t-elle. Elle consulte une conseillère en orientation qui fait remonter à la surface ses anciens souvenirs de job d'étudiante. «La formation en pétrochimie me permettait de combiner mon côté manuel et intellectuel», résume-t-elle.

Même si les filles commencent à y faire leur place, les raffineries demeurent des territoires encore majoritairement masculins. Le travail demande une certaine force physique pour manipuler de grosses vannes ou de lourdes barriques de produits chimiques.

Les deux jeunes femmes n'ont toutefois pas eu de difficulté à se faire accepter. «Les gars sont bien contents en général de travailler avec des filles sauf s'ils se rendent compte qu'elles n'arrivent pas ou qu'elles ont peur de se casser un ongle», blague Caroline. «Si c'est un gars qui demande de l'aide, la question ne se pose pas, mais si c'est une fille, il vaut mieux que ce soit pour une bonne raison», d'ajouter Karine.
Finalistes au gala national
Les deux étudiantes en techniques de procédés chimiques à l'ICP ont remporté un prix au concours Chapeau, les filles, pour la région de Montréal, lors de la cérémonie de remise de prix qui s'est déroulée le 12 avril au cégep de Rosemont.
Caroline Carrière a obtenu un prix de 750 $ et Karine Guilmain a reçu le grand prix pour la région de Montréal, soit 1000 $. Elles seront toutes les deux de la grande finale, respectivement dans le volet Intégration au marché du travail et Environnement, lors du gala national qui aura lieu le 7 mai au Monument National.

Le concours Chapeau, les filles, s'adresse aux étudiantes inscrites dans des programmes de formation professionnelle ou technique menant à une profession ou à un métier habituellement exercé par des hommes.

Chapeau RG_0152.JPG

(Photo: Régent Gosselin)

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