Diane Robert a lancé, le 25 avril, au Bistro In Vivo, trois recueils de poésie.
(Photo: Patrick Deschamps)
Trois recueils de poésie pour une bonne cause
La poétesse Diane Robert a lancé, le 25 avril, au Bistro In Vivo, trois recueils de poésie, Mélopées de maux oubliés, Mélopées de ménestrelle devenue et Mélopées aux douces romanceset profité de l’occasion pour présenter un spectacle littéraire tout en musique.
En compagnie du lecteur, Ronald Grégoire, et du percussionniste, Robert Lépine, Mme Robert a offert certains de ses poèmes. L’écriture constitue une seconde carrière pour la poétesse, puisqu’elle a laissé son emploi après avoir appris être atteinte de l’encéphalomyélite myalgique, ou syndrome de fatigue chronique. « J’étais intervenante psychosociale dans le milieu communautaire et carcéral. J’ai eu à laisser ma vie professionnelle, à faire des ajustements dans ma vie et à apprivoiser la douleur et la grande fatigue », a-t-elle soutenu.
L’encéphalomyélite myalgique est caractérisée par une fatigue persistante, non soulagée par le repos, qui entraîne la transformation du rythme de vie des personnes touchées. Près de 30 000 personnes seraient atteintes de cette maladie au Québec. « On est obligé d’avoir un mode de vie limitant. Il faut avoir une vie très régulière, une alimentation très stricte et une activité physique très souple », a expliqué la poétesse.
Un montant de 2 $ pour chaque livre vendu sera remis à l’Association québécoise de l’encéphalomyélite myalgique.
Mme Robert se défend bien d’écrire des poèmes empreints de maladie et de souffrance.
« Il y a toujours un petit soupçon de douleur, mais je ne veux pas "focuser" sur ça. J’essaie de faire une histoire heureuse. En bout de ligne, il y a toujours l’espoir de s’en sortir », a-t-elle confié.
Ces trois recueils marquent différentes étapes. Mélopées de maux oubliés relate la douleur, Mélopées de ménestrelle devenue représente la révolte et la dénonciation des valeurs matérialistes, alors que Mélopées aux douces romances, la douceur de vivre et de l’amour.
L’écriture constitue pour la poétesse une façon de canaliser la souffrance et de se réconcilier avec la vie. « L’écriture, ça aide pas juste à vivre, mais aussi à survivre. Elle me permet de survivre aux moments de grande détresse », a-t-elle affirmé.
Mme Robert met présentement le point final à son livre Paroles et propos d’Ella, un hommage à sa mère et à toutes les femmes, qui devrait être lancé en septembre prochain.
Il est possible de se procurer les trois recueils de poèmes et un CD composé d’une vingtaine de textes provenant de Mélopées de maux oubliés auprès de Mme Robert à l’adresse courriel suivante: dianerobert1952@hotmail.com.
(Photo: Patrick Deschamps)