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Les libéraux veulent investir 800 000 $ pour l'immigration

Presse Canadienne Article mis en ligne le 12 septembre 2008 à 23:00
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Les libéraux veulent investir 800 000 $ pour l'immigration
Le chef libéral Stéphane Dion, le 13 septembre 3008. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld
Les partis politiques se sont tournés vers leur électorat traditionnel au septième jour de la campagne électorale, samedi.
Le chef libéral Stéphane Dion a continué de courtiser l'électorat provenant des communautés ethniques qui lui son habituellement acquises en promettant d'annuler les nouvelles mesures de contrôle de l'immigration annoncées au printemps par les conservateurs et de consacrer 800 millions $ supplémentaires au traitement des demandes et à l'intégration des nouveaux arrivants.
Son plan prévoit 400 millions $ pour la modernisation du système afin d'augmenter le nombre de résidents permanents reçus. Les libéraux consacreraient en outre 200 millions $ à des cours de langues conçus pour aider les immigrants à trouver un emploi correspondant à leurs qualifications.
Un gouvernement Dion créerait par ailleurs un nouveau programme, Passeport pour l'emploi, qui offrirait des stages et du mentorat aux nouveaux arrivants, afin d'accroître leurs chances de décrocher un emploi correspondant à leurs compétences. Les médecins et autres professionnels formés à l'étranger bénéficieraient par ailleurs d'un soutien financier pour faire reconnaître leurs diplômes.
De passage à Fredericton, le chef conservateur Stephen Harper a promis de permettre à davantage d'entreprises de bénéficier du taux d'imposition plus clément lié à la catégorie fiscale des "petites entreprises" s'il est réélu à la tête du pays. Jusqu'à maintenant, seules les entreprises déclarant un revenu inférieur à 400 000 $ étaient considérées comme étant de petites entreprises. Ce seuil serait augmenté à 500 000$.
M. Harper promet également d'indexer l'exonération des gains en capital qui permet aux propriétaires des petites entreprises de vendre des biens d'entreprises sans payer d'impôt. Ce seuil, fixé à 750 000 $, pourrait passer par exemple à environ 765 000 $ l'an prochain, tout dépendant du taux exact d'inflation.
Le chef conservateur s'est ensuite dirigé vers des terres moins hospitalières, à Terre-Neuve-et-Labrador, où le premier ministre Danny Williams fait ouvertement campagne contre lui. M. Harper s'est montré rassurant, affirmant que sont les électeurs qui feront un choix, pas le gouvernement de Terre-Neuve.
De son côté, le chef néo-démocrate, Jayk Layton, a poursuivi ses attaques envers les conservateurs qu'ils jugent trop timorés envers les grandes sociétés pétrolières. Menant campagne à Toronto, M. Layton s'est dit en désaccord avec les commentaires de M. Harper à l'effet qu'il ne peut rien faire pour empêcher les consommateurs de se sentir égorgés par les prix à la pompe. Il a aussi promis de s'attaquer aux dirigeants des grandes pétrolières s'il devait découvrir que ceux-ci se consultent avant de fixer les prix. "Je vais me tenir debout, pour vous, face aux grandes pétrolières", a-t-il lancé.
M. Layton a affirmé également que seul le NPD pouvait empêcher les conservateurs de former un gouvernement majoritaire.
Son homologue du Bloc québécois, Gilles Duceppe, de passage en Mauricie, n'a pas tenu un discours différent. Il a encore une fois présenté son parti comme le seul bouclier pouvant arrêter la droite au Québec. "Ceux qui ne veulent pas que les conservateurs gagnent des sièges au Québec doivent voter pour le Bloc québécois", a-t-il dit.
M. Duceppe, qui s'est rendu au Festival western de Saint-Tite, a aussi dénoncé les ratés du programme d'aide fédéral aux festivités populaire.
Il a également promis de ne pas attaquer personnellement les autres chefs de parti, reconnaissant avoir commis une erreur en dépeignant Stephen Harper comme un cow-boy de l'Ouest lors des élections précédentes. "Ce n'était pas une bonne idée de faire cela. Nous devons aller à la racine des problèmes et un chapeau (de cow-boy), ce n'est pas aller à la racine."
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